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NBA: Wembanyama analyse les forces de Sarr, Risacher et Salaün, attendus tout en haut de la draft 2024

Le souvenir de ce 22 juin 2023 reste impérissable. Au soir de la draft, avec la 1ère et la 7e place de Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly, il était difficile d’imaginer la France capable de revivre une telle nuit d’ivresse. Pourtant, un peu plus de six mois plus tard, les espoirs les plus fous sont de nouveau permis.

Début janvier, la mise à jour des prédictions d’ESPN pour la draft 2024 a enflammé le basket français. Dans sa mock draft, le média américain, qui fait figure de référence outre-Atlantique, place tout simplement trois Français dans le top 6: Alexandre Sarr (1er, Perth, Australie), Zaccharie Risacher (2e, Bourg-en-Bresse) et Tidjane Salaün (6e, Cholet). Quelques semaines après la publication de ce classement prévisionnel, Victor Wembanyama a été interrogé par ESPN sur les trois grands espoirs tricolores, attendus comme ses successeurs le 27 juin prochain.

"Vous arrivez à le croire? Je ne pense pas qu’un pays, à l’exception des États-Unis bien sûr, ait déjà fait ça auparavant. Ce serait fou, s’enflamme Wembanyama. Ce serait un message sans précédent. Cela signifierait beaucoup. Il n’y a jamais eu de Draft NBA avec deux joueurs internationaux aux deux premières places, et encore moins deux joueurs du même pays. C’est formidable que nous soyons enfin reconnus. Tout le monde veut tester les produits français. Je suis donc heureux que cela se produise. Nous avons tellement de talents ici."

• Risacher, "personne de plus talentueux que lui dans cette cuvée de draft"

Le pivot des San Antonio Spurs, en grande forme ces dernières semaines, prend ensuite le temps d'analyser les forces de chacun d’entre eux. À commencer par Zaccharie Risacher, qu’il a croisé à l’ASVEL durant son passage d’une saison dans le Rhône (2021-2022). "J’ai eu l’occasion de passer un peu de temps avec lui. Nous étions tous les deux très jeunes à l’époque, mais il lui arrivait de s’entraîner avec nous et il faisait des choses folles en termes de talent. Il fait définitivement partie de cette catégorie de joueurs. Je ne connais probablement personne de plus talentueux que lui dans cette cuvée de draft."

• Sarr, "un parcours si peu conventionnel"

"Concernant Alex (Sarr), j’ai été frappé quand je l’ai vu pour la première fois, c’était en 2020, poursuit Wembanyama au sujet de celui qui est annoncé N°1 dans la dernière projection d’ESPN. Je ne le connaissais pas du tout. Je n’avais jamais entendu parler de lui Et il avait un talent fou. On voyait qu’il voulait s’améliorer et gagner, mais à l’époque, on avait l’impression qu’il ne se connaissait pas vraiment, qu’il ne savait pas comment jouer et comment utiliser son corps. Il n’a cessé de s’améliorer au fil des ans. Il a un grand talent. Et il a eu un parcours si peu conventionnel, il a parcouru le monde entier."

• Salaün, "une éthique de travail et une volonté de progresser remarquables"

Enfin, Wembanyama s’attarde sur le profil de Tidjane Salaün. Le joueur de Cholet Basket - "celui qui partait le plus loin, le moins connu et le moins hypé", dixit son agent Jérémy Medjana - est monté en puissance sur le début de saison, au point d’être élu meilleur jeune du mois en Betclic Elite en décembre et janvier (devant Zaccharie Risacher) et d’être parmi les quatre finalistes pour être le trophée de meilleur joueur du championnat sur le mois écoulé.

"Son éthique de travail et sa volonté de progresser sont tout simplement remarquables. J’ai également passé un peu de temps avec lui pendant l’été 2022 à faire de la musculation. Je peux lui faire confiance pour s’améliorer et s’entraîner comme un fou", conclut Wembanyama. Le rendez-vous est pris.

Article original publié sur RMC Sport