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"Non non, tu n'as pas de nom": Sandrine Rousseau entonne une chanson d'Anne Sylvestre lors des débats sur l'IVG

"Non non, tu n'as pas de nom". Après la déclaration de politique générale de Gabriel Attal, l'Assemblée nationale s'est penchée sur le vote du projet de loi sur la constitutionnalisation de l'lVG (interruption volontaire de grossesse). Au cours des débats, la députée EELV (Europe Écologie-Les Verts) Sandrine Rousseau a pris la parole pour justifier le choix de son groupe parlementaire de voter le texte du gouvernement.

"Non tu n'as pas d'existence, tu n'es que ce qu'on en pense", a entonné la députée, avant de lire d'autres paroles de Non non tu n'as pas de nom, la chanson d'Anne Sylvestre, "Oh non tu n'es pas un être".

Cette chanson est parue en 1974 et défendait le droit des femmes à disposer de leur corps, le tout quelques mois avant le vote de la loi sur l'IVG, portée par Simon Veil et promulguée le 17 janvier 1945.

"Une première étape"

"Nous aurions préféré bien sûr que la formulation dans la loi soit encore plus protectrice", a souligné Sandrine Rousseau, saluant toutefois une "première étape" avec ce texte avant de remercier sa collègue de la France insoumise Mathilde Panot et la sénatrice EELV Mélanie Vogel pour leurs propositions de loi.

Elle a également salué "l"action historique, ancienne et constante des associations féministes au premier desquels le MLF (mouvement de libération des femmes, NDLR) et le mouvement français pour le planning familial".

"Tu le deviendrais peut-être. Si je te donnais asile. Si c'était moins difficile", a poursuivi la députée, reprenant là encore les paroles de la chanson, "si ce n'était pas un piège. Ou quel douteux sortilège. Non non tu n'as pas de nom".

La révision constitutionnelle, qui prévoit la "liberté garantie" de recourir à l'avortement, a été soutenue par 493 députés contre 30. Le gouvernement doit désormais défendre le texte au Sénat dont le président Gérard Larcher a d'ores et déjà fait savoir qu'il était opposé à l'inscription de l'IVG dans la Constitution.

Article original publié sur BFMTV.com