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Gérard Larcher ne souhaite pas que l'IVG soit inscrite dans la Constitution

Le texte inscrivant "la liberté garantie" pour une femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution sera présenté le 24 janvier à l'Assemblée nationale.

Gérard Larcher a dit ce mardi 23 janvier sur Franceinfo ne pas souhaiter que l'interruption volontaire de grossesse (IVG) soit inscrite dans la Constitution, promesse d'Emmanuel Macron qui sera débattue à l'Assemblée mercredi avant d'être examinée ensuite par le Sénat.

"Je ne pense pas que l'IVG soit menacée en France", a soutenu le président du Sénat.

"La Constitution n'est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux", a-t-il ajouté.

Trouver un équilibre

Sur fond d'inquiétude sur les remises en cause de l'IVG dans le monde, et notamment aux États-Unis, un texte du gouvernement prévoit d'inscrire dans la Constitution le fait que "la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours" à l'IVG.

Mercredi 17 janvier, les députés de la commission des Lois ont donné un premier feu vert à cette mesure emblématique.

L'exécutif tente de trouver une voie médiane entre l'Assemblée, qui avait adopté fin 2022 un texte LFI pour garantir "l'effectivité et l'égal accès au droit à l'IVG", et le Sénat, qui avait adopté une version modifiée évoquant la "liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse".

En effet, en vue d'une éventuelle adoption par le Congrès du Parlement début mars, le projet de révision constitutionnelle doit être voté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat.

"La première préoccupation qui est la mienne, c'est les conditions dans lesquelles on pratique l'interruption volontaire de grossesse", a plaidé Gérard Larcher, rappelant "qu'on a fermé en plus de dix ans 130 centres qui se consacraient à l'IVG.

Article original publié sur BFMTV.com

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