Nancy Pelosi témoigne après l’agression de son mari

(FILES) In this file photo taken on April 23, 2019, US Speaker of the House of Representatives Nancy Pelosi (R) and husband Paul Pelosi arrive for the Time 100 Gala at Lincoln Center in New York. - An intruder attacked the husband of the US House Speaker Nancy Pelosi after breaking into their home in San Francisco on October 28, 2022, her office said, leaving him needing hospital treatment. (Photo by ANGELA  WEISS / AFP)
ANGELA WEISS / AFP (FILES) In this file photo taken on April 23, 2019, US Speaker of the House of Representatives Nancy Pelosi (R) and husband Paul Pelosi arrive for the Time 100 Gala at Lincoln Center in New York. - An intruder attacked the husband of the US House Speaker Nancy Pelosi after breaking into their home in San Francisco on October 28, 2022, her office said, leaving him needing hospital treatment. (Photo by ANGELA WEISS / AFP)

ÉTATS-UNIS - Elle réagit pour la première depuis l’agression violente de son mari dans leur domicile californien, à San Fransisco. La cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi s’est dite « traumatisée » samedi 29 octobre dans une lettre postée sur Twitter au lendemain de l’attaque qu’a subie son mari Paul.

« Nos enfants, nos petits-enfants et moi avons le cœur brisé et sommes traumatisés par l’agression qui met la vie de notre Pop en danger », a-t-elle écrit. Paul Pelosi a été attaqué par un homme armé d’un marteau, qui cherchait en fait Nancy Pelosi. D’après les autorités, il aurait crié « où est Nancy » après être entré par effraction chez elle.

« Nous sommes reconnaissants pour la réponse rapide des forces de l’ordre et des services d’urgence, et pour les soins médicaux vitaux qu’il reçoit », a-t-elle ajouté. Paul Pelosi, 82 ans - qui a subi une intervention chirurgicale et se remet à l’hôpital - était seul à la maison. Nancy Pelosi était à Washington. « Son état continue de s’améliorer », a ajouté Nancy Pelosi dans la lettre.

Un écologiste passé à QAnon et au conspirationnisme

La police de San Francisco a indiqué que des policiers avaient trouvé l’agresseur au domicile du couple juste avant 2 h 30 (11 h 30 en France), où lui et Paul Pelosi se disputaient un marteau. « Le suspect a arraché le marteau de M. Pelosi et l’a violemment agressé avec », a dit le chef de la police de San Francisco, Bill Scott, aux journalistes. Plus tard il a affirmé que Paul Pelosi avait été frappé au moins une fois.

La police a identifié l’agresseur comme étant David Depape, âgé de 42 ans. Scott a précisé que Depape serait accusé de tentative d’homicide, d’agression avec une arme mortelle, de cambriolage et d’autres délits.

« Ce n’était pas un acte aléatoire (...) c’était intentionnel », a-t-il affirmé. Le suspect « a exigé de me voir et a brutalement attaqué mon mari Paul », a encore écrit Nancy Pelosi dans sa lettre. Selon des médias américains qui citent des sources proches de la famille, l’assaillant avait dit à Paul Pelosi qu’il allait l’attacher et attendre l’arrivée de son épouse.

Le profil de David Depape inquiète. Il a d’abord voté en faveur des écologistes et a été un défenseur du nudisme avant de basculer vers le conspirationnisme, QAnon, et la droite alternative. Quelques jours avant d’attaquer Paul Pelosi, il avait écrit sur son blog WordPress (aujourd’hui suspendu) que la guerre en Ukraine n’était qu’un stratagème bénéficiant aux Juifs.

À dix jours des midterms

S’exprimant après avoir voté dans son État natal du Delaware samedi après-midi, le président Joe Biden a dit qu’il « ne savait pas avec certitude, mais il semble que cette (agression) était destinée à Nancy ».

« Vous ne pouvez pas condamner la violence à moins de condamner ces personnes qui continuent de prétendre que les élections n’étaient pas réelles, qu’elles ont été volées - toutes les conneries qui ont été diffusées pour saper la démocratie », a-t-il affirmé.

L’acte s’est déroulé à dix jours des midterms, les élections de mi-mandat qui vont dicter les deux dernières années du mandat présidentiel de Joe Biden. Plusieurs élus américains avaient tiré déjà la sonnette d’alarme contre le regain de violence les visant. Une violence qui s’est d’abord accrue sur les réseaux sociaux, et qui tendrait à prendre le chemin de la vie réelle, à en croire les témoignages de plusieurs élus.

La sénatrice républicaine Susan Collins déclarant qu’elle ne serait pas « surprise » si un élu ou sénateur « se faisait tuer ».

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