Monnaie, timbre, hymne: tout ce qui va changer avec la mort d'Elizabeth II

Des pièces de £1 à l'effigie de la reine Elizabeth II, à Londres, le 28 mars 2017 - Justin TALLIS / AFP
Des pièces de £1 à l'effigie de la reine Elizabeth II, à Londres, le 28 mars 2017 - Justin TALLIS / AFP

Entre l'hymne national, les timbres postaux, les passeports ou encore les pièces de monnaie, la mort de la reine Elizabeth II jeudi à 96 ans va entraîner de nombreux changements, certains soudains, d'autres progressifs, dans le quotidien des Britanniques.

• Les pièces et les billets de banque

Peu à peu, le visage du nouveau roi Charles III va apparaître sur les pièces de monnaie et les billets de banque au Royaume-Uni, mais aussi dans d'autres territoires membres du Commonwealth tels que le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou les Caraïbes orientales.

Même principe dans les îles anglo-normandes de Jersey, Guernesey, sur l'île de Man ainsi qu'à Gibraltar, Sainte-Hélène et dans les Malouines, îles et territoires contrôlés par la Couronne britannique.

Cette évolution sera cependant progressive, les pièces et billets à l'effigie de la reine resteront encore en circulation.

• Timbres, boîtes aux lettres et passeports

Autre changement, les timbres, sur lesquels s'affiche le visage de la reine Elizabeth II, vont prendre celui du nouveau roi. Les boîtes aux lettres, marquées des lettres EIIR, pour Elizabeth II Regina, ainsi que les casques de police, vont eux aussi connaître un rafraîchissement.

Autre évolution du quotidien, le libellé inscrit dans la couverture intérieure des passeports britanniques, délivrés au nom de la couronne, devra être mis à jour, tout comme le texte similaire qui apparaît à l'intérieur des passeports australiens, canadiens et néo-zélandais.

• Les drapeaux

L'emblème d'Elizabeth II, EIIR, inscrit sur les drapeaux des bâtiments officiels, comme les postes de police, devra être changé pour celui de Charles III.

Tout comme le recours à un drapeau surnommé "Queen's colors" (les couleurs de la reine) par les armées britanniques, ainsi qu'au "E flag". Ce drapeau, approuvé personnellement par la reine, est hissé lorsqu'elle est présente dans plusieurs pays du Commonwealth.

Il est par ailleurs possible que le "Royal Standard", un drapeau représentant l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande du Nord, soit modifié pour inclure le Pays de Galles, dont le drapeau national n'a été reconnu qu'en 1959, après l'accession au trône d'Elizabeth II, selon The Guardian.

• L'hymne national

Les Anglais vont devoir s'y habituer. Le célèbre "God Save the Queen" va devenir "God Save the King" avec l'accession de Charles III au trône. Ou plutôt le redevenir, puisque c'était le nom de l'hymne, avant qu'Elizabeth II ne soit couronnée.

Ce changement devra aussi être adopté en Nouvelle-Zélande, où c'est l'un des deux hymnes nationaux, ainsi qu'en Australie et au Canada où c'est l'hymne royal.

Lorsqu'on lèvera son verre lors de rencontres officielles, il ne faudra plus non plus dire "la reine" mais "le roi". Dans les îles anglo-normandes, la formule officieuse "La reine, notre duc" prononcée en français au moment de porter un toast deviendra également "le roi, notre duc".

• Les prières

En tant que cheffe de l'Église d'Angleterre, la reine Elizabeth II était considérée comme la "défenseure de la foi et la gouverneur suprême" de cette confession et des prières lui étaient adressées.

Les paroles devront donc ici aussi être changées en faveur de son fils par mandat royal ou par modification de la loi. Les derniers changements de ce type ont eu lieu au moment de la mort de la reine mère.

• Le serment d'allégeance

Nombre de formules vont devoir changer avec le règne de Charles III. La célèbre garde de la reine va devenir la garde du roi, tandis que les membres du parlement devront désormais prêter serment d'allégeance en faveur du roi, et non de la reine.

Ce sera le discours du roi ("The king's speech") et non celui de la reine qui présentera au parlement le programme du gouvernement, ouvrant la session parlementaire.

Dans le domaine culturel, le nom du "Her Majesty's Theatre" dans le West End, quartier des théâtres de Londres, où le spectacle "The Phantom of the Opera" est joué depuis 1986, sera également masculinisé.

Article original publié sur BFMTV.com