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Monique Olivier entendue à partir du 11 mars sur la disparition de Lydie Logé en 1993

Il s'agit de l'un des dossiers qui peut éclairer la justice sur la "période blanche" de Michel Fourniret, une période qui s'étend de 1990 à 2000 pour laquelle aucun fait n'avait pu être reproché au tueur en série. Monique Olivier doit être entendue à partir du 11 mars dans le cadre de la disparition dans l'Orne en 1993 de Lydie Logé, une femme de 29 ans dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Selon nos confirmations, confirmant celles de RTL, la juge d'instruction du pôle "cold case" du parquet de Nanterre, Sabine Khéris, va entendre l'ex-femme du tueur en série sur ce dossier. "Une reprise de contact", explique une source proche, qui donnera lieu à d'autres auditions dans les semaines à venir.

Rapprochement ADN

Lydie Logé a disparu le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet, dans l'Orne. Deux enquêtes de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009 ont abouti à des non-lieux. Mais les investigations ont été relancées en 2018 après des rapprochements établis entre les traces ADN issues de composés organiques trouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l'ADN de la mère de Lydie Logé. Au moins un élément pileux appartenant à la jeune femme a été retrouvé.

En novembre 2019, les deux anciens époux, qui purgent des peines de réclusion criminelle, avaient été placés en garde à vue dans cette affaire. À l'époque, le tueur en série, déjà condamné pour la mort de huit femmes, ne contestait pas avoir pu être présent dans la région, où l'un de ses enfants réside. Des déclarations de grande importance pour ceux qui connaissent Michel Fourniret, qui avait aussi laissé à penser que Monique Olivier était présente.

"Nous attendons qu'elle communique avec nous, qu'elle se resitue dans ce dossier et qu'elle nous donne le plus d'éléments possibles, qu'elle nous aide à retrouver le corps", confie Me Corinne Herrmann, l'avocate des deux sœurs de Lydie Logé.

D'autres auditions à venir

Monique Olivier a été condamnée en décembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa complicité dans la mort d'Estelle Mouzin, de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece. Elle est mise en examen pour "complicité de séquestration et enlèvement suivi de mort" dans le dossier Logé depuis 2021. La juge Sabine Khéris veut entendre Monique Olivier, profiter de cette période de coopération, avant un éventuel procès devant la cour d'assises.

La justice se penche également sur un autre ancien dossier, celui de la disparition de Cécile Vallin en juin 1997 dans la région de Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie. Le dossier a été confié à une autre juge du pôle "cold case" qui doit également entendre Monique Olivier.

Lors du procès qui s'est tenu à l'automne, elle avait raconté qu’un jour, en juin 1997, Michel Fourniret lui avait téléphoné alors qu’elle était chez elle avec leur fils dans leur maison de Sart-Custine, en Belgique, leur demandant de partir car il n'allait visiblement pas rentrer seul. La femme du tueur et leur fils avaient roulé toute la nuit et avaient dormi dans la voiture. Or, cet épisode était intervenu quelques jours après la disparition de Cécile Vallin et aucune autre disparition n'a été signalée à cette période.

Article original publié sur BFMTV.com