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MMA: Saint Denis aurait pu affronter Poirier sur la carte principale de l’UFC 300

Très attendu par les fans, surtout après les promesses de Dana White, l’UFC 300 manque pour l’instant d’un main event (combat principal) digne d’un tel rendez-vous symbolique. Où les amoureux de MMA auraient pu voir un certain Benoît Saint Denis en action. Onzième du classement des challengers des -70 kilos, le combattant français fait face à un défi qui peut l’envoyer vers les sommets de sa catégorie face à Dustin Poirier le 9 mars à Miami dans le co-main event d’un bouillant UFC 299. Mais ce choc qui fait saliver tout le MMA tricolore aurait pu avoir lieu un mois plus tard, le 13 avril à Las Vegas, comme l’a révélé "The Diamond" lors d’une interview dans l’émission The MMA Hour du journaliste Ariel Helwani.

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"Je parlais avec Hunter Campbell (un des dirigeants de l’UFC, ndlr) et on évoquait l’ouverture de la carte principale de l’UFC 300 ou le deuxième combat. Puis nous avons parlé de l’idée d’être le co-main event à l’UFC 299." Une possibilité qui lui a tout de suite plu à celui qui prépare ses combats dans la célèbre salle de l’American Top Team à Coconut Creek, quelques dizaines de kilomètres au nord de Miami, et qui sait l’importance d’un co-main event sur un événement numéroté. "C’est un plus gros spot, rappelle l’Américain. Et c’est proche de mon camp, proche de la maison… Je voulais faire partie de l’UFC 300 mais ça faisait plus sens pour moi."

Ce qui ne l’a pas empêché de jouer avec les nerfs des fans en annonçant il y a quelques jours sur les réseaux sociaux que le combat ne se faisait pas faute d’accord contractuel de son côté… avant de se rétracter quelques heures plus tard en évoquant un "malentendu" (et une conversation avec son manager qu’il n’arrivait pas à avoir plus tôt) alors que beaucoup ont analysé la chose comme une manœuvre pour prendre un chèque plus gros. "Je ne veux pas trop rentrer dans les détails, explique-t-il. Il y a eu une mauvaise communication, tout le monde n’était pas sur la même longueur d’onde, je n’arrivais pas à avoir quelqu’un et les choses ont commencé à être confuses pour moi. J’attendais d’entendre quelque chose. C’est ce qui s’est passé. Mais le combat va bien se faire."

Au détour d’une interview où il promet de terminer Saint Denis "avant la fin des 25 minutes", Poirier a également expliqué être à l’origine du choix de faire ce choc en cinq rounds alors qu’un titre n’est pas en jeu et qu’il ne s’agit pas de l’affiche principale de l’événement (qui verra Sean O’Malley défendre sa ceinture des -61 kilos contre Marlon Vera, le seul homme à l’avoir battu dans sa carrière). "A part si quelque chose de fou arrive en début de combat, j’ai l’impression que le meilleur combattant s’impose toujours sur cinq rounds. Il est surnommé 'God of War'. C’est ce qu’il veut aussi. Plus le combat dure, plus mon rythme et mon timing s’améliorent, donc je trouverai des ouvertures."

Outsider selon les bookmakers, l’ancien champion intérimaire des -70 kilos ne s’en offusque pas. La chose aurait plutôt tendance à motiver celui qui reste sur une défaite par KO face à Justin Gaethje en juillet dernier. "J’ai 35 ans, il en a 28. Il vient de terminer cinq gars de suite et toutes ses victoires ont été obtenues avant la limite. C’est sans doute pour tout ça qu’il est favori, je ne sais pas… J’ai été outsider toute ma vie mais c’est comme ça que je performe le mieux." Le rendez-vous est pris. Il s'annonce déjà très, très chaud.

Article original publié sur RMC Sport