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"Miliciens contre résistants": l'Élysée veut regarder "l'Histoire en face" lors des 80 ans du Débarquement

Les mois à venir seront "une année de transmission" demande l'Élysée. Car "la mémoire c'est toujours une forme d’actualité", a fait remarquer l'entourage d'Emmanuel Macron ce mardi 5 mars sur les commémorations prévues pour les 80 ans du débarquement de Normandie.

"Nous avons vu au cours des jours qui ont précédé l’entrée au Panthéon de Manouchian et ses camarades de résistance que ces questions-là reprenaient de la vigueur", a-t-il fait remarquer aux journalistes présents.

"Nous ne descendons pas tous des mêmes familles politiques. Je pense que les différentes cérémonies qui se succéderont, les hommages qui seront rendus seront aussi l'occasion d'évoquer des moments, des temps, des événements où les Français se combattaient entre eux", a ajouté le Palais.

"Des affrontements qui rencontrent encore une certaine forme d'écho"

Appelé à donner plus de précisions, l'Élysée s'explique: "Des miliciens contre des résistants par exemple", précise-t-il. Derrière tout ça, il estime que "se cachent des affrontements politiques qui aujourd’hui rencontrent encore une certaine forme d'écho", avant d'évoquer "les débats qui ont eu lieu autour de l'entrée au Panthéon de Manouchian".

Sans y faire directement référence, l'entourage du président de la République fait allusion aux différentes polémiques qui ont émaillé l'hommage national rendu à Robert Badinter et celui quelques jours plus tard rendu à Missak Manouchian.

La présence de plusieurs groupes politiques comme le Rassemblement national et La France Insoumise n'a en effet pas été souhaitée par les familles et Emmanuel Macron lui-même.

Regarder l'histoire "en face"

"Il y a pour chacun d’entre nous une histoire particulière", explique l'entourage du président.

"Il y a dans ce pays des gens qui sont descendants de résistants. D'autres qui ne sont pas nécessairement descendants de résistants. Voire qui sont des descendants de personnages politiques qui avaient fait d’autres choix à l’époque", ajoute-t-il.

"C'est une histoire que nous devons regarder en face", explique l'Élysée qui veut mener ce travail en parallèle des commémorations du débarquement de Normadie. À travers un certain nombre de "colloques tout au long de 2024 et 2025", indique-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com