Maryline, M, Le musée des merveilles : ce qu'il faut aller voir (ou pas) au cinéma ce 15 novembre 2017

Maryline

Thierry Valletoux

De quoi ça parle ? D’une jeune fille de province qui monte à Paris pour devenir actrice. D’un truc qu’on a donc déjà vu 100 fois..

On est déçu ? Hélas… Après Les garçons et Guillaume, à table !, on espérait beaucoup du second film de Guillaume Gallienne qui a perdu sa fantaisie et son mordant, aligne les lieux communs sur le “métier” et empêche le spectateur de s’attacher à son héroïne à force d’user et abuser des ellipses.

La scène ? La rencontre entre Maryline et une grande actrice incarnée par Vanessa Paradis. Un joli moment de grâce qui se détache du reste.

L’actrice ? Adeline d’Hermy, quasi inconnue des spectateurs de cinéma mais déjà repérée par les amateurs de la Comédie Française où elle officie, comme Guillaume Gallienne. Sans être à côté de la plaque, pas de quoi s’enflammer non plus…

A ne pas voir si vous espérez être aussi conquis qu’avec Les garçons et Guillaume, à table !  On ne demandait évidemment pas une redite mais on espérait un film moins décousu, plus émouvant.

De Guillaume Gallienne. France, 1h47.

M

Ad vitam

De quoi ça parle ? D’une lycéenne bègue qui ne s’exprime qu’en écrivant sur ses carnets et qui tombe amoureuse d’un mauvais garçon (gentil dans le fond) qui ne sait pas lire.

De bons débuts ? Ce premier film réalisé par Sara Forestier, actrice de L’esquive et Le nom des gens, est truffé de maladresses dans la direction d’acteurs mais aussi dans sa quête ostentatoire de se rapprocher de Doillon, Kechiche et autres cinéastes chantres de la “vérité”.

Les atouts : On ressent malgré tout une réelle sincérité dans la démarche de l’actrice qui aborde avec intelligence le handicap comme facteur d’exclusion sociale.

A savoir : Son film s’inspire d’une histoire d’amour qu’elle a eue à 16 ans avec une personne illettrée.

La scène qui dérange ? La première scène d’amour filmée avec peu de finesse et supplément “cyprine” en gros plan.

Le hic ? Ce n’est pas parce qu’on adore Sara Forestier comédienne qu’on est prêt à avaler toutes les couleuvres. Notamment le fait qu’à 31 ans, elle joue une lycéenne de 17 ans.   

A voir pour la réflexion sociale qui se cache derrière l’histoire d’amour.

De Sara Forestier. France, 1h38.

Le musée des merveilles

Metropolitan FilmExport

De quoi ça parle ?  De la fugue de deux enfants sourds. En 1927, Rose s’enfuit à New York pour rencontrer l’actrice qu’elle admire. Cinquante ans plus tard, Ben part lui aussi vers la Grosse pomme pour espérer retrouver son père qu’il n’a jamais connu.

C’est comment ? En noir et blanc pour la partie 1927 et quasi muet dans sa totalité. Nos deux héros étant sourds, le film joue énormément avec les silences et la musique. Mais la poésie de l’histoire, la beauté formelle et les deux jeunes acteurs vous embarquent dans cette chasse au trésor sans jamais vous ennuyer.

La scène ?  Ben se “promène” sur une maquette de Manhattan, dans un musée, avec une femme qu’il a rencontrée lors de son périple. Magnifique.

La réplique :  “Nous sommes tous nés dans le caniveau mais certains regardent vers les étoiles”

A voir, des étoiles et des larmes plein les yeux. Le musée des merveilles est un conte féérique et bouleversant sur la solitude de l’enfance.

De Todd Haynes. USA, 1h57.

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