Macky Sall en passe de perdre la majorité absolue : “La fin d’un règne !”

PHOTO ZOHRA BENSEMRA/REUTERS

La bataille des chiffres fait rage, entre la coalition au pouvoir et celle de l’opposition significative, dans plusieurs zones du pays. Mais la messe est dite. Avec les chiffres à disposition, [le parti majoritaire] Benno Bokk Yaakaar n’obtiendra pas la majorité absolue”, affirme le site d’information dakarois francophone Enquête Plus dans un éditorial qui revient sur les élections législatives du 31juillet.

Selon ce décompte, non officiel, la coalition de la majorité présidentielle remporterait 29 des 46 départements que compte le Sénégal, mais “ces chiffres sont trompeurs, puisqu’ils n’assurent pas la majorité absolue à la coalition au pouvoir, qui va devoir se contenter, dans le meilleur des cas, de 82 députés sur les 165 de l’Assemblée nationale”.

La fin de la toute-puissance de Benno ?

Pour le portail d’information SénéPlus, même tonalité et même analyse : ces élections sonnent le glas de la toute-puissance du parti au pouvoir. “La fin d’un règne !” titre le site sénégalais, qui note que, “malgré les moyens colossaux déployés, les débauchages tous azimuts, la coalition au pouvoir continue sa dégringolade, qui semble de plus en plus irréversible”.

“Effondrement de la majorité présidentielle : au vu des résultats proclamés (non encore complets) des législatives de dimanche dernier, l’Assemblée nationale ne sera plus outrageusement dominée par le parti au pouvoir”, affirme également Dakar Matin, qui estime que “le pouvoir, qui s’est retrouvé avec 80 % des députés lors des dernières législatives, s’est effondré littéralement”.

Si ces résultats ne sont pas encore officiels ou assurés, la presse sénégalaise converge sur un point : les raisons de cette désaffection électorale, voire du “désenchantement” de beaucoup d’électeurs, sont à chercher du côté “de la vie difficile qui accable le Sénégalais” et du désir profond “de justice sociale et de transparence dans la gouvernance que le président Sall n’a jamais pu satisfaire”, analyse Enquête Plus.

Autre explication, selon Dakar Matin, pour comprendre cet effondrement du parti Benno Bokk Yaakaar et cette percée de la coalition rivale Yewwi Askan Wi en un temps record : “le simulacre de campagne” auquel se sont livrés les responsables du parti au pouvoir.

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