Londres championne du monde des embouteillages

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L’an dernier, à Londres, les automobilistes auront passé en moyenne 156 heures dans les embouteillages, mais ils ne s’en sortent pas beaucoup mieux à Chicago, Paris, Boston ou Palerme. Une étude montre que, globalement, le trafic automobile est revenu aux niveaux prépandémiques, quand il ne les dépasse pas.

C’est à Londres que les automobilistes perdent le plus de temps dans les encombrements : en 2022, ils sont restés bloqués en moyenne durant 156 heures dans les embouteillages de la capitale britannique. Des encombrements qui leur coûtent cher en carburant : au total, 1 377 livres (soit 1 550 euros) pour chaque conducteur, rapporte le site de la BBC.

C’est la deuxième année consécutive que Londres arrive en tête du classement mondial des embouteillages établi par la société Inrix, qui mène des recherches sur l’état du trafic routier dans le monde. A Londres, le pire point de congestion se situait à Fulham, sur l’A219, dans le sud-ouest de la capitale, où les automobilistes sont restés bloqués en moyenne 47 heures au cours de l’année avant de pouvoir poursuivre leur route – tout ça à cause d’un pont fermé aux véhicules motorisés.

La situation dans la capitale ne va pas s’améliorer d’ici l’été prochain avec l’extension progressive de la zone à faibles émissions (“Ultra Low Emissions Zone”, Ulez), où les conducteurs doivent payer une redevance pour pouvoir circuler avec un véhicule polluant, note Bloomberg. Actuellement, le programme ne concerne que le territoire ceinturé par les North and South Circular Roads, soit le cœur de la capitale britannique. Fin août 2023, il couvrira la totalité de sa superficie.

L’étude d’Inrix porte sur un millier de villes réparties dans cinquante pays. Elle montre que le trafic routier est globalement revenu aux niveaux d’avant la pandémie. Il a même empiré dans de nombreuses métropoles : en Europe, les embouteillages ont augmenté dans 42 % des zones urbaines. Aux États-Unis, c’est le cas de 39 % des zones urbaines. Outre Londres, le top 5 des pires villes au monde du point de vue du trafic routier comprend Chicago, Paris, Boston et Bogota.

“Les niveaux de congestion se rapprochent voire dépassent ceux que nous connaissions avant la crise du Covid. C’est une situation à laquelle il faut absolument porter remède tout en améliorant la mobilité et l’accessibilité dans les villes. Sinon, elle affectera aussi bien la reprise économique que la qualité de vie des navetteurs et des résidents”, prévient Bob Pishue, responsable de l’étude d’Inrix.

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