L'odeur de brûlé à Paris causée par les incendies en Gironde

L'odeur de brûlé ressentie à Paris n'avait rien à voir avec un feu dans la capitale. photo d'illustration de la Tour Eiffel prise début juin. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)
L'odeur de brûlé ressentie à Paris n'avait rien à voir avec un feu dans la capitale. photo d'illustration de la Tour Eiffel prise début juin. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

L'odeur de brûlé ressentie à Paris n'avait rien à voir avec un feu dans la capitale. photo d'illustration de la Tour Eiffel prise début juin. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

FEU - Certains sont allés jusqu’à sortir dans la rue pour s’assurer qu’il n’y avait pas le feu à côté de chez eux. Mais non, hormis les riverains d’un restaurant du 16e arrondissement où une explosion a eu lieu en début de soirée déclenchant un incendie, les Parisiens n’étaient pas aux prises avec les flammes, comme le sont les Girondins depuis plusieurs jours et les Bretons depuis quelques heures.

Et pour cause, cette odeur de brûlé que l’on pouvait sentir dans plusieurs endroits de la capitale ce mardi 19 juillet au soir n’avait pas une origine locale.

Un message de la préfecture de police est venu confirmer ce que des météorologistes avaient établi quelques instants plus tôt. “Cette odeur provient certainement des feux en cours qui sévissent en France”, pouvait-on lire dans le message de la PP qui appelait aussi les Franciliens à ne pas encombrer les lignes de secours.

Guillaume Séchet, créateur du site meteo-paris.com, a lui aussi expliqué que “aussi fou que cela puisse paraître, les fumées des incendies de Gironde ont atteint Paris et l’Île-de-France ce mardi soir et apportent une ambiance brumeuse”. L’expert météo en veut pour preuve la modélisation des particules fines.

Les incendies dans le Sud-Ouest ne sont pas les seuls responsables. Comme l’a rappelé le site Actu.fr, un incendie qui s’est déclaré ce mardi dans les Yvelines a lui aussi apporté son lot de fumée au-dessus de Paris. AirParif, qui mesure la qualité de l’air en Île-de-France a confirmé cette double cause pour la concentration exceptionnelle en particules. “Le vent va assez vite, donc ça peut vite passer”, a ajouté AirParif auprès de l’AFP, précisant que des précipitations sont prévues dans la seconde partie de la nuit.

Notons que ce phénomène n’est pas propre à la région parisienne. Depuis le début de la journée, une odeur de brulé identique était ressentie dans les Pays de la Loire. “Ce matin une odeur de brûlé a été ressentie à Nantes, celle-ci est liée aux incendies en Nouvelle-Aquitaine. Il est possible qu’un incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi à Montaigu en Vendée ait également contribué à ce phénomène”, précisait ainsi le compte Twitter d’Air Pays de la Loire, association de surveillance de la qualité de l’air en Pays de la Loire.

Même chose un peu plus au sud dans le Poitou, comme l’ont rapporté dès ce mardi les pompiers des Deux-Sèvres.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi l’origine des départs de feu doit devenir le centre du débat

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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