Libye, Monténégro, Vatican : les informations de la nuit

HAZEM AHMED / REUTERS

Libye : au moins 23 morts et 140 blessés lors de combats à Tripoli. Des affrontements entre milices concurrentes ont éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne où des rafales de tirs et des bombardements ont retenti samedi. Le gouvernement basé à Tripoli a accusé le Premier ministre rival Fathi Bachagha, basé provisoirement à Syrte (centre) et soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est, d’avoir voulu “mettre à exécution ses menaces” de s’emparer de la ville. Selon le Libya Observer, “les affrontements dans le centre-ville de Tripoli se sont arrêtés samedi soir après que les forces du gouvernement d’unité nationale ont maîtrisé les dernières forces fidèles au gouvernement de Fathi Bachagha et capturé certains de leurs dirigeants dans la vieille ville”. Les combats de samedi sont d’une ampleur sans précédent depuis l’échec en juin 2020 de la tentative du maréchal Khalifa Haftar de conquérir militairement la capitale, au plus fort de la guerre civile ayant suivi la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Des institutions du Monténégro visées par une importante cyberattaque. Les systèmes informatiques du ministère des Finances et de plusieurs autres institutions gouvernementales ont été la cible vendredi et samedi d’une attaque. C’est la deuxième fois que le Monténégro est visé en une semaine, après une première vague ayant frappé ce pays de 620 000 habitants et membre de l’Otan, dans la foulée d’une motion de censure qui a renversé le 19 août son gouvernement et “aggravé l’instabilité politique du pays”, remarque Balkan Insight. Après avoir réuni tard vendredi le Conseil de sécurité nationale pour décider des mesures à prendre, le chef du gouvernement Dritan Abazovic, qui gère les affaires courantes, ne s’est pas exprimé sur les origines de cette attaque, mais son ministre de la Défense a désigné la Russie. Moscou a ajouté en mars le Monténégro sur sa liste de “pays ennemis”, après son alignement sur des sanctions de l’Union européenne contre la Russie en raison de son invasion de l’Ukraine en février.

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