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L'avertissement de la Super League à l'UEFA et la menace de nouvelles poursuites

Quelques semaines après le verdict de cour de justice de l'Union européenne (CJUE) intimant à l’UEFA de respecter les règles de la concurrence pour l’organisation de la Ligue des champions et de ses compétitions, la Super League ne lâche pas l’affaire. La société A22 Sports, qui gère la compétition qui veut révolutionner le football continental, a envoyé mardi un courrier très offensif à l’UEFA.

"Nous vous écrivons pour exprimer notre profonde inquiétude concernant le comportement de l'UEFA à l'égard des initiatives commerciales de A22 Sports Management", a écrit l’entreprise dirigée par Bernd Reichart. "Ce comportement a déjà causé des dommages matériels à A22 (et à d'autres parties), dommages qui ne cessent d'augmenter."

A22 Sports menace l'UEFA de nouvelles poursuites judiciaires

Après le lancement (et la mort en moins de deux jours) d’un premier projet de Super League soutenu par douze clubs, A22 Sports a lancé une version 2.0 en février 2023 en parallèle de sa bataille judiciaire pour lutter contre le monopole de l’UEFA.

Si l’instance dirigée par Aleksander Ceferin a depuis fait évoluer ses statuts pour se conformer au droit européen, la société concurrente juge cette évolution insuffisante. Toujours soutenue par les derniers membres fondateurs impliqués, le Real Madrid et le FC Barcelone, A22 Sports Management a réitéré ses critiques de l'UEFA.

"Les mesures anticoncurrentielles prise par l'UEFA ont pour objectif ultime d'exclure des concurrents comme A22 du marché européen pour les compétitions interclubs sont illégales et aggraveront les dommages déjà substantiels encourus par l'UEFA à la suite de ses actions antérieures", ont poursuivi les signataires de cette lettre, les co-fondateurs John Hahn et Anas Laghari ainsi que le PDG Bernd Reichart.

Et les dirigeants d’A22 Sports de menacer l’UEFA de nouvelles actions en justice pour obtenir gain de cause: "Nous nous réservons entièrement le droit de prendre toutes les mesures appropriées dans toutes les juridictions concernées contre l’UEFA et, le cas échéant, les dirigeants concernés de l’UEFA, en recherchant à la fois les mesures correctives et l'indemnisation correspondante pour les dommages matériels causés. Un tel comportement anticoncurrentiel a déjà causé et continue de causer du tort à A22, ses projets et ses partenaires."

Article original publié sur RMC Sport