L'année 2022 se termine avec des températures extrêmement douces

AFP - JEFF PACHOUD

Météo-France prévoit des températures très douces pour la fin de l'année et le début de l'année prochaine. Si ce phénomène n'a pas de conséquences sanitaires, il reste cependant problématique.

La fin de l'année s'enveloppe de températures extrêmement douces. Selon Météo-France, un tel phénomène est "en cohérence avec le changement climatique".

Une année très chaude

"Cette fin d'année 2022 est encore une des plus douces que la France ait jamais connues", indique dans un communiqué paru le 29 décembre l'agence météorologique. Et ce 31 décembre devrait être le plus doux jamais observé à l’échelle du pays en prenant en compte des données remontant à 1947. Si elle ne devrait tout de même pas devenir la journée la plus chaude d'un mois de décembre, elle devrait néanmoins se classer dans le top 5.

Est-ce que le changement climatique est en cause ? Oui, répond l'agence. "Cette vague de douceur hivernale exceptionnelle est en cohérence avec le changement climatique, assure Météo-France. La raréfaction des vagues de froid est un marqueur du changement climatique : la dernière vague de froid à l’échelle du pays remonte à février 2012 … bientôt 10 ans. Les pics de douceur ou de chaleur précoces sont en revanche plus fréquents".

En novembre, et même si 2022 n'était pas encore finie, l'année était déjà notée comme la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. "2022 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée en France, depuis le début des mesures, c'est-à-dire depuis au moins 1900, c’est une certitude. Quel que soit le scénario retenu du mois de décembre, même (...) froid voire très froid", avait annoncé Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.

Une douceur qui n'est pas sans conséquence

D'un point de vue sanitaire, les vagues de douceurs hivernales sont bien vécues car elles n'affectent pas la santé comme peuvent le faire, par exemple, les canicules. Elles n'engendrent donc par de surmortalité. Cela ne signifie pas pour autant que cette douceur est sans conséquence. Risques accrus d'avalanches, risques de crues, conséquences pour les cultures qui peuvent ensuite subir le gel font partie des répercussions possibles.

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