L'ancienne directrice de la "Star Academy" raconte les coulisses des premières éditions

L'ancienne directrice de la "Star Academy" raconte les coulisses des premières éditions
Les candidats de la toute première Star Academy en janvier 2002. - Jacques Munch - AFP
Les candidats de la toute première Star Academy en janvier 2002. - Jacques Munch - AFP

À quelques jours du retour de la Star Academy à la télévision, Nathalie André directrice de la Star Academy en 2003, évoque au micro de Céline Kallmann dans le podcast BFMTV Le titre à la une, les débuts du programme de téléréalité, devenu culte.

Directrice artistique du programme pendant huit ans, c'est elle qui faisait venir les artistes, chanteurs ou acteurs. Elle a ainsi vu passer les plus grandes stars de l'époque sur le plateau et dans le château de Dammarie-lès-Lys.

Nathalie André se souvient ainsi de la fracassante arrivée de Mariah Carey, un beau jour de 2002, en lunettes noires et talons aiguilles, venue rencontrer les élèves de la Star Ac'.

"Talons de 16 centimètres"

"Mon plus beau souvenir, c'est Mariah Carey qui va au château. Quand elle a accepté sur la 2e saison de venir au château, que la limousine s'est garée devant le château, la porte s'est ouverte et elle est descendue avec ses talons Louboutin de 16 centimètres, sur les graviers... Tout le monde se demandait comment on avait fait pour faire venir Mariah Carey!

C'est le bouche-à-oreille qui a convaincu la star de participer à l'émission. Tout comme une autre immense star, quelques années après.

"Madonna est venue la 4e année, parce que Sharleen Spiteri de Texas lui avait dit 'tu peux y aller' - alors que ça faisait trois ans qu'on la harcelait! - 'Tu peux y aller on est très bien reçu, les loges sont extraordinaires, [tout comme] les techniciens du son, les réalisateurs, les chefs op'. C'était magique!".

Aujourd'hui, tout est différent, tant l'industrie musicale a évolué depuis le début des années 2000.

"Tout a changé, souligne Nathalie André, les stars internationales venaient sur les plateaux de télé, et les maisons de disques avaient plus d'argent."

Car ce sont les maisons de disques qui payaient et non la production. Et les artistes ont rapidement fini par se bousculer sur le plateau.

"Britney Spears, Rihanna ou Beyoncé"

"Beaucoup de gens ont pensé qu'on payait les artistes". En réalité, les seules fois où un artiste recevait un cachet, c'est quand il venait interpréter un de ses tubes, un "gold", dans le jargon du métier, et non son titre en promotion. "Dans ce cas-là on le payait. Mais les cachets ne dépassaient jamais 2000 euros", précise Nathalie André.

"En revanche, quand une star internationale venait en France, que ce soit Britney Spears, Rihanna, Beyoncé, Stevie Wonder, la maison de disque devait avoir un gros budget, parce qu'il fallait payer l'hôtel de l'artiste, des musiciens, des backliners, de l'ingénieur du son, donc c'était un énorme budget pour la maison de disque. Mais nous on ne payait rien", détaille la directrice artistique.

Mais pour les maisons de disques, ce pari pouvait s'avérer lucratif en bout de course. "Au bout de la 2e année, les maison de disques sortaient les albums entre septembre et décembre, c'était un tel succès, à plus de 12 millions de téléspectateurs que quand un artiste faisait Star Academy, le lendemain il rentrait dans les 10 premiers du top", explique Nathalie André.

Article original publié sur BFMTV.com