L'actrice iranienne Taraneh Alidoosti libérée de prison sous caution à Téhéran

Taraneh Alidoosti, le 22 mai 2016 - Anne-Christine Poujoulat - AFP
Taraneh Alidoosti, le 22 mai 2016 - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Plusieurs personnalités et instances du monde du cinéma avaient appelé à sa libération. Ce mercredi, l'actrice iranienne Taraneh Alidoosti est sortie de la prison d'Evin sous caution où elle était détenue depuis décembre pour avoir soutenu la contestation en Iran.

C'est la mère de la comédienne, Nadereh Hakim Elahi, qui a annoncé la nouvelle via une story Instagram postée ce mercredi. L'avocate de Taraneh Alidoosti, Zahra Minooei, a également confirmé l'information à l'agence de presse Isna.

"Aujourd'hui, ma cliente, Mme Taraneh Alidoosti, sera libérée de la prison d'Evin après avoir payé sa caution", a-t-elle déclaré.

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Lettre ouverte

Taraneh Alidoosti est célèbre à l'étranger pour avoir joué dans des films primés du réalisateur Asghar Farhadi, dont Le Client, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2017. Elle a aussi joué dans le film de Saeed Roustayi Leïla et ses frères, présenté au Festival de Cannes en 2022.

La comédienne de 38 ans avait été arrêtée le 17 décembre dernier pour des publications sur Instagram en soutien aux protestations en Iran, dans lesquelles elle dénonçait notamment l'exécution de manifestants et où on la voit enlever son voile.

Le 22 décembre, près de 500 personnalités et travailleurs du monde du cinéma, dont les actrices Kate Winslet et Marion Cotillard et les réalisateurs Ken Loach et Pedro Almodovar, avaient appelé à sa libération immédiate dans une lettre ouverte et le Festival de Cannes s'était également exprimé pour condamner fermement cette arrestation.

Plusieurs artistes iraniens interpellés

La contestation en Iran a été déclenchée par la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des moeurs, qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique, strict pour les femmes.

Depuis, des centaines de personnes ont été tuées, des milliers arrêtées et deux hommes de 23 ans ont été pendus en lien avec les troubles. Plusieurs artistes iraniens tels que les cinéastes Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad, le chanteur Shervin Kapour ou le rappeur kurde Saman Yasin ont également été interpellés.

Article original publié sur BFMTV.com