Kevin McCarthy devient enfin speaker d’une Chambre des représentants “ingérable”

Photo Evelyn Hockstein/Reuters

Quinze tours de vote pour un speaker. Au terme d’un processus houleux et interminable, jamais vu depuis 160 ans aux États-Unis, le républicain Kevin McCarthy a “enfin” accédé au perchoir de la Chambre des représentants, souffle le Wall Street Jounal. L’élu californien de 57 ans a obtenu une majorité absolue des suffrages exprimés, dans la nuit du 6 au 7 janvier, après 14 premiers scrutins infructueux.

Son élection a ainsi mis fin à une paralysie inédite : en l’absence de président, troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président, les élus de la chambre basse du Congrès n’ont pas encore pu prêter serment. Ni, par extension, entamer leurs travaux parlementaires. “La recette de ce chaos était écrite, s’agace The New York Times.

Un mélange toxique de courte majorité républicaine obtenue aux élections de mi-mandat en novembre, d’une aile droite radicale inflexible et d’un candidat au poste de speaker qui n’a cessé de faire des courbettes à ce groupe de personnes dans sa quête du pouvoir.”

Un jeu de pouvoir malsain

Car le blocage observé tout au long de la semaine sur la colline du Capitole, à Washington DC, s’explique par l’entêtement d’une vingtaine d’élus trumpistes à refuser de voter pour McCarthy. “Ce n’était pas la démonstration d’une démocratie délibérative en pleine santé, contrairement à ce que certains disent, reprend le Wall Street Journal. C’était purement et simplement un jeu de pouvoir. Un groupe d’élus de seconde zone ont vu dans la majorité de cinq sièges de leur parti l’occasion de se mettre en position de force.” Avec succès, regrette le journal conservateur. Au fil des jours et des votes, Kevin McCarthy a fini par accorder de nombreuses concessions aux frondeurs.

“Certaines peuvent être louables, comme le fait de se prononcer sur chacune des 12 lois de dépenses plutôt qu’un seul gros paquet. Mais d’autres vont lui rendre la vie impossible : les rebelles ont obtenu la facilitation du processus d’éviction du speaker.”

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