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JO de Paris 2024: Agbégnénou justifie sa sortie sur les critères "discriminants" pour les porte-drapeaux français

Elle tenait à se faire comprendre. Alors que les critères de sélection pour les porte-drapeaux français des Jeux olympiques et paralympiques ont été dévoilés cette semaine, la judokate Clarisse Agbégnénou a été l'auteure d'une sortie remarquée, dénonçant des critères "discriminants". En cause: l'impossibilité pour elle de candidater de nouveau, après avoir déjà été porte-drapeau de la France aux JO 2021.

Ses propos ayant fait réagir, et certains lui reprochant une certaine forme d'égoïsme, la double championne olympique a précisé sa pensée ce dimanche matin sur les réseaux sociaux.

"Un petit goût d'inachevé"

"Bien sûr, j'entends qu'il faut que d'autres personnes soient porte-drapeaux aussi, si elles veulent vivre ce moment magique", écrit-elle. "Je voulais me représenter parce que ce n'a pas été facile aux JO de Tokyo, on a fait une cérémonie d'ouverture en masque, sans public, ça reste donc une chose que j'ai faite à demie. Je ressens un petit goût d'inachevé. Mais fait quand même !"

Et de poursuivre: "C'est pour cela que pour moi, ça ne donne pas le droit de nous écarter en créant de nouvelles règles. Vous savez, pour pouvoir prétendre à être porte-drapeau, c'est déjà assez complexe ! Aussi complexe qu'un concours de Miss France."

Rappelant tout le processus en question (désignation des candidats par chaque fédération, puis vote de tous les athlètes olympiques), Agbégnénou assure qu'elle aurait "laissé sa place" si une autre fille de l'équipe de France de judo avait été intéressée. Avant de conclure: "Maintenant ce n'est plus un sujet. Je vais me concentrer pleinement sur mes épreuves."

Article original publié sur RMC Sport