JO 2024: "Nous sommes préoccupés par la menace terroriste", reconnait le préfet de police, Laurent Nuñez

“Nous sommes évidemment préoccupés par la menace terroriste et en premier chef la menace terroriste islamiste”, a déclaré le préfet de police Laurent Nuñez pour commencer sa prise de parole lors d’un point d’étape sur la sécurité des Jeux olympiques et paralympiques (JOP), ce vendredi 21 juin.

Deux types de menaces sont identifiées. La menace endogène de la part d’individus sur le territoire français qui font l’objet d’une surveillance particulière du ministère de l’Intérieur et des services de renseignement. La menace exogène, celle de l’Etat Islamique qui pourrait inciter des individus sur le territoire à passer à l’acte. Le préfet indique cependant qu’aucune “menace caractérisée” n’a été identifiée mais que la vigilance est de mise après l’interpellation en mai dernier d’un homme qui projetait d’attaquer les épreuves de football à Saint-Etienne.

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La cérémonie d’ouverture, point d’orgue de cette menace

Comme déjà annoncé, un périmètre de protection anti-terroriste sera mis en place dès le 18 juillet autour de la Seine en prévision de la cérémonie d’ouverture. Seules les personnes disposant d’une autorisation préalable (le QR code ou “Pass Jeux”) seront autorisées à pénétrer cette zone ainsi que les spectateurs munis de billets. L’accès aux véhicules y sera interdit, sauf rares exceptions.

Le 26 juillet, “nous mobilisons de gros moyens”, affirme Laurent Nuñez. Les forces de sécurité intérieures sont déployées aux côtés des forces de sécurité privée de l’organisateur, par exemple pour réaliser les contrôles d’identité des spectateurs de la cérémonie. Les trois forces d’intervention spécialisées du pays seront mobilisées : BRI, RAID et GIGN, “une première”, ajoute Laurent Nuñez.

Sur l’eau, les forces de l’ordre investiront 35 bateaux pour sécuriser l’intérieur de la cérémonie. Des tireurs d’élite assureront aussi la sécurité sur les points hauts du parcours de la parade, aidés de drones “amis” (les drone des forces de l’ordre françaises). Les forces de sécurité intérieure, avec l’aide des forces militaires Sentinelle auront aussi “le contrôle total de l’ensemble des galeries souterraines” (téléphonies, métro etc).

Au total, 45.000 policiers et gendarmes seront mobilisés lors de la cérémonie, contre 30.000 en moyenne pendant les Jeux. 850 patrouilles assureront aussi la sécurité dans les transports, 700 pendant les Jeux (habituellement une centaine de patrouilles sécurisent les transports parisiens).

Article original publié sur RMC Sport