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"Je suis terrorisé par ces drogues du viol qui sévissent partout, voici les premiers signes d’alerte", prévient le Docteur Christian Recchia

Souvent utilisées pour obtenir des actes de nature sexuelle à l’insu des victimes, les “drogues du viol” continuent à circuler et à faire des ravages. Pour Yahoo, le docteur Christian Recchia a alerté sur les dangers de ces substances et sur l’importance pour les parents de sensibiliser leurs enfants à ce fléau.

Versées à l’insu des victimes lors de soirées, les “drogues du viol” font régulièrement la une des pages faits divers. Depuis plusieurs années, les témoignages explosent pour dénoncer l'utilisation des ces substances. “Je suis terrorisé par ces drogues qui sévissent absolument partout et qui concernent 30% de nos jeunes enfants”, admet pour Yahoo le docteur Christian Recchia tout en rappelant l’importance pour les parents de sensibiliser les plus jeunes à ce fléau et de savoir repérer les premiers signes.

“Quelle que soit la soirée, le risque est grand d'être drogué par des individus agressifs, dangereux”. Concrètement, ces drogues-là agissent sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps. Elles causent des vertiges, des nausées, des troubles visuels et auditifs. “Vous commencez à tituber, vous devez vous asseoir pour résister” et vous finissez par perdre toute conscience des choses, alerte-t-il.

Attention à toute sensation de piqûre

C’est pourquoi, le docteur Christian Recchia exhorte les jeunes à être “extrêmement attentifs à chaque instant”. Il leur conseille donc de toujours garder un œil sur le verre qu’ils consomment, d’être attentifs à toute sensation de piqûre et à tout individu au comportement étrange. Et dans le cas où ils seraient témoins d’une situation déconcertante, il leur est demandé de prévenir immédiatement la police.

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Pour rappel, la soumission chimique est un important problème de santé publique, un procédé criminel répréhensible par la justice. Elle est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Outre la “drogue du violeur”, aussi appelée GHB, les agresseurs peuvent utiliser des produits comme de la MDMA (drogue de l’amour) pour arriver à leurs fins mais également des antihistaminiques, des benzodiazépines et médicaments apparentés qui sont prescrits, à l’origine, comme anxiolytiques, somnifères et antidépresseurs. Couplées à de l’alcool, toutes ces substances peuvent servir à soumettre une personne à son insu.

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