Le Japon recherche désespérément des talents internationaux

Photo Jezael Melgoza / Unsplash / CC

L’Agence internationale de coopération internationale du Japon a prédit que le pays aura besoin de 6,74 millions de travailleurs étrangers en 2040, écrit Nikkei Asia. À plus court terme, signale encore l’hebdomadaire, la pénurie de travailleurs se chiffrera à 790 000 pour le seul secteur des technologies de l’information d’ici huit ans. Au cœur du problème : un taux de natalité en baisse constante et une population vieillissante.

De visas de travail à la résidence permanente

Dans les pages de Nikkei Asia, le directeur général du Centre japonais d’échanges internationaux, Toshihiro Menju, se réjouit qu’au sortir de la pandémie le Japon “semble enfin reconnaître l’ampleur de ses besoins en migrants et commence à opérer des changements techniques, politiques et culturels fondamentaux pour les accueillir”.

C’est ainsi, dit l’expert, que Tokyo envisage d’étendre un programme actuellement réservé aux travailleurs spécialisés dans la construction navale à douze autres secteurs qui sont également en proie à des pénuries de main-d’œuvre. Ceux et celles en possession de ces visas de travail de cinq ans renouvelables pourront faire venir leurs familles et pourront, après dix ans, être éligibles à la résidence permanente.

Complexités administratives

Pourtant, relate le Globe and Mail, le Japon risque d’être laissé pour compte dans la course globale pour attirer les talents internationaux en raison de complexités administratives pour immigrer. “Les gens m’envoient toujours tellement de documents”, se plaint Jacky Ou. Celui qui a quitté sa Chine natale pour travailler à Nagoya explique au quotidien canadien que des expatriés qu’il connaît reçoivent de la documentation en japonais seulement, une langue qu’ils ne maîtrisent pas. Ils doivent utiliser le fax, qu’ils ne connaissent pas, pour envoyer leurs formulaires afin de recevoir “des tampons et encore plus de documents”. Il affirme que devant tant de “complexités”, plusieurs amis diplômés d’universités cotées ont quitté le Japon.

“Créer des conditions attractives”

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