Jackie Chan, un tournage qui “suscite la colère des Syriens”

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
PHOTO LOUAI BESHARA/AFP
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Le tournage du film Home Operation, coproduit par les Émirats arabes unis et la vedette chinoise du cinéma d’action et d’arts martiaux Jackie Chan, a commencé le 14 juillet. Il s’inspire de l’évacuation par la Chine, en 2015, de centaines de citoyens chinois et étrangers du Yémen en guerre à bord de navires de la marine chinoise.

Le réalisateur du long-métrage, Yinxi Song, poste régulièrement sur les réseaux sociaux des images et des vidéos du tournage, dont des séquences tournées à Damas.

Le choix du lieu du tournage a indigné une partie des Syriens, explique le site libanais Al-Modon, hostile au pouvoir du président Bachar El-Assad.

“Ce tournage a suscité la colère des Syriens sur les réseaux sociaux, car la société chinoise [de production] a choisi une région détruite par le régime syrien pour filmer leurs scènes, le considérant comme ‘une parodie du sang des Syriens’.”

“Que leur dira Jackie Chan ?”

En effet, une partie du film se déroule “entre les maisons détruites et les décombres” dans le quartier de Hajar Al-Aswad, dans le sud de Damas, ravagé en 2018 par une opération de l’armée syrienne. “L’endroit a été une zone de siège et de famine organisée par les forces du régime, et une cible de raids incessants et de tirs d’obus”, rappelle Al-Modon.

“Pendant que le régime d’Assad propose Hajar Al-Aswad à la location et au tournage de films, les déplacés du quartier sinistré vivent sous des tentes dans le nord-ouest de la Syrie, dans l’espoir de retourner un jour dans ce qui reste de leurs maisons. Que leur dira Jackie Chan ?”, tweete un photographe syrien.

Omar Alshogre, réfugié syrien vivant en Suède et rescapé de la tristement célèbre prison syrienne de Saidnaya, se dit “déçu” par Jackie Chan.

Comme l’écrit Al-Modon, “le régime syrien a ouvert les portes de Damas au cinéma de guerre”. Depuis le début du conflit, en 2011, la Syrie a en effet déjà attiré plusieurs productions étrangères, notamment de Russie et d’Iran, deux pays alliés de Bachar El-Assad.

Ce conflit a fait au moins 500 000 morts et déplacé des millions de personnes, à l’intérieur du pays et à l’étranger.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles