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Israël: d'anciennes otages du Hamas prennent la parole pour la première fois depuis leur libération

D'anciennes otages dans la bande de Gaza ont parlé publiquement pour la première fois ce samedi 2 décembre, exhortant le gouvernement de Benjamin Netanyahu à obtenir la libération des personnes encore captives dans le territoire palestinien, aux mains du mouvement islamiste Hamas.

Ces otages, certaines libérées dans le cadre de la trêve de sept jours qui a expiré vendredi, se sont exprimés dans une vidéo diffusée devant une foule de milliers de personnes lors d'un rassemblement à Tel-Aviv.

La peur et la faim

Dans de brèves interviews, quatre femmes ont parlé de leur peur, leur faim et leur manque de sommeil pendant leur captivité après avoir été enlevées lors de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre.

"Nos filles ont vu des choses que des enfants de cet âge, ou de tout âge, ne doivent pas voir", a déclaré Danielle Aloni, 45 ans, relâchée le 24 novembre avec sa fille de cinq ans.

"La nourriture n'était pas abondante, et plus le temps passait, moins il y en avait", a déclaré Ditza Heiman, 84 ans, libérée mardi.

Les otages libérés ont exhorté le gouvernement de Benjamin Netanyahu à prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir la libération des otages.

Ramener les otages, une "obligation morale"

"L'obligation morale de ce gouvernement est de les ramener immédiatement à la maison, sans hésitation", a dit Yocheved Lifschitz, 85 ans, qui avait été relâchée en octobre.

La diffusion de ces témoignages survient au lendemain de la fin de la trêve de sept jours entre Israël et le Hamas qui avait permis la libération de 80 otages israéliens en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

Les bombardements israéliens ont repris vendredi sur la bande de Gaza, d'où ont été tirées des roquettes du Hamas sur le sol israélien.

"Nous devons ramener mon Sasha et le reste" des détenus, a indiqué lors du rassemblement à Tel-Aviv Elena Trupanov, une otage relâchée mercredi, en référence à son fils, toujours otage.

Les familles veulent d'autant plus accentuer la pression sur les autorités pour la libération de leurs proches que l'armée israélienne avait confirmé vendredi la mort de cinq otages.

Le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari a indiqué samedi que 137 Israéliens et étrangers étaient toujours captifs dans le territoire palestinien qu’Israël soumet à un "siège complet" après 16 années de blocus et où les besoins humanitaires sont immenses.

Article original publié sur BFMTV.com