Incendies : voici le plus gros risque pour la santé

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Asian woman are going to work.she wears N95 mask.prevent PM2.5 dust and smog.she is coughing (torwai via Getty Images)
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Alors que les flammes ont déjà dévoré quelque 20 000 hectares en Gironde et 1700 hectares en Bretagne, dans les Monts d’Arrée, quels sont les risques pour la santé ?

Les forêts brûlent dans l’Ouest de la France et les odeurs de fumées remontent jusqu’à Paris. "Il est possible que vous sentiez une odeur de brûlé en extérieur. Cette odeur provient certainement des feux en cours qui sévissent en France. La raison ? La versatilité du vent", a tweeté la préfecture de police de Paris. Même ressenti en Haute-Vienne où la préfecture justifie les odeurs de fumée "en raison d’un changement de direction du vent". Si le principal danger des incendies pour la santé est la brûlure liée aux flammes, les fumées qui se sont étendues sur des kilomètres ne sont pas sans conséquences.

La fumée peut contenir des composants toxiques pour la santé comme le benzène, le cyanure ou encore le monoxyde de carbone. Les personnes qui effectuent un travail en extérieur peuvent être ainsi exposées longuement. Le risque d’irritation est plus grand pour les personnes souffrant "d’antécédents respiratoires de type asthme, insuffisance respiratoire chronique ou autres pathologies respiratoires", souligne l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle Aquitaine. Les personnes présentant une insuffisance cardiaque sont également plus à risque de souffrir des effets irritants qui peuvent aggraver leur pathologie.

Un risque accru de tumeurs cérébrales

D’autres effets peuvent se manifester des années plus tard, tels que "des troubles et maladies cardiovasculaires, des pneumopathies et des cancers", rappelle la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales à laquelle sont affiliés les pompiers. La Dépêche cite une récente étude canadienne où les personnes ayant vécu à moins de 50km de feux de forêts au cours des 10 dernières années présentaient un risque accru de cancer du poumon (4%) et de tumeurs cérébrales (10%).

S’il n’est pas nécessaire de consulter pour une sensation d’odeur gênante ou d’irritation des voies respiratoires supérieures, d’autres symptômes doivent alerter comme une toux sèche, des sifflements, une oppression thoracique ou une fatigue.

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