Immortalité : où en est la recherche ?

FANATIC STUDIO / GARY WATERS / S / FST / Science Photo Library via AFP

Réparer ou remplacer des organes à l'infini, intervenir à l'échelle cellulaire pour ralentir le vieillissement ou - pourquoi pas ? - devenir une entité numérique pour parler à ses proches même après le décès : à l'heure actuelle, voici comment la recherche permet de faire reculer les frontières de la mort.

Demain, tous immortels grâce à la science ? C'est s'avancer un peu... Mais des scientifiques (et des apprentis-sorciers en quête de vie éternelle) se penchent sur le sujet. Alors, quelles sont les nouveautés dans la recherche de l'immortalité ? Des robots humanisés avec une multitude d'organes artificiels ? Un ralentissement, voire un arrêt, du vieillissement cellulaire ? Le téléchargement de la conscience sur une quelconque plateforme numérique ? Ces interrogations formulées par Larisa KD sur notre page Facebook constituent notre nouvelle Question de la Semaine.

En quête d'organes de remplacement

Concernant le remplacement d'organes, des bonds de géant ont été effectués ces deux dernières années, non sans soulever en même temps des questions éthiques. Pour résoudre le problème de la pénurie de greffons, des chercheurs arrivent désormais à développer des organes cultivés au sein de cochons génétiquement modifiés. Cependant, la survie du patient reste de courte durée après l'intervention.

Ainsi, en 2021, des chirurgiens du centre de santé Langone de l’Université de New York sont parvenus à implanter un rein de cochon dans un être humain sans que celui-ci ne rejette l’organe porcin. Le patient était en mort cérébrale et a finalement été déconnecté des systèmes qui lui permettaient de rester en vie. Quelques mois plus tard, des chirurgiens américains réussissaient à greffer sur un patient un coeur issu d'un porc génétiquement modifié. Il est décédé deux mois après son opération.

Une autre étonnante expérience donne naissance à de nouveaux organes mais, cette fois, directement chez un être humain. Un patient, atteint d'une maladie hépatique en phase terminale, s'est porté volontaire pour essayer de faire pousser plusieurs mini-foies dans son organisme. L'essai clinique doit évaluer si ces nouveaux organes peuvent compenser un foie défaillant. Un espoir pour les personnes qui ne sont pas éligibles à la greffe.

Dans un autre registre, le pancréas artificiel de l'entrepris[...]

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