Avec “Hors saison”, le thriller français est sur la bonne piste

Capture d’écran de la bande-annonce/Akka Films via Vimeo

C’est peut-être un raccourci, mais pour le magazine américain Variety, “les séries policières françaises sortent des sentiers battus”. Aux yeux de la journaliste Trinidad Barleycorn, Hors saison emprunte l’itinéraire le plus audacieux et atteint ainsi des sommets “dans l’art de tromper sans cesse le spectateur”.

Ce jeudi 15 septembre, France 3 diffuse les deux derniers épisodes de sa mini-série, dont les six épisodes de cinquante-deux minutes sont disponibles sur le site de la chaîne. Devant la caméra du réalisateur helvète Pierre Monnard, Marina Hands, impressionnante, joue Sterenn Peiry, la capitaine de police d’une station de sports d’hiver des dents du Midi, dans le canton suisse du Valais. Les pistes sont situées “à un jet de pierre de la frontière française”, précise Variety, une des parutions américaines de référence sur l’industrie du divertissement. Mais, de ce côté des Alpes, on ne tombe pas que sur des cailloux. Alors que les touristes ont rendu leurs skis et mis les voiles, un corps de femme est découvert attaché, avec un edelweiss dans la bouche.

Déjà endeuillée par la disparition de sa fille de 15 ans dans une avalanche, des années plus tôt, Sterenn Peiry se retrouve très vite avec une deuxième dépouille sur les bras. Quoique identique, la mise en scène macabre, reprenant l’edelweiss et des cordes rouges, est débusquée du côté français. D’où l’arrivée de l’enquêteur tricolore Lyes Bouaouni, joué par Sofiane Zermani, plus connu sous son nom de rappeur, Fianso.

Premiers rôles féminins

Sur cette intrigue, ajoute Variety, “un troisième niveau vient s’ajouter”. Le fils de Sterenn Peiry tue sa petite amie. Reste à savoir, d’après les mots du magazine culturel, “jusqu’où peut aller une mère pour sauver le seul enfant qu’il lui reste ?”

Pour la journaliste, Hors saison réussit à tenir en haleine le spectateur en ménageant le suspense à chaque fin d’épisode. Mais surtout “Marina Hands donne une dimension puissante” à cette figure un rien éculée de la policière hantée par une tragédie personnelle. D’ailleurs, développe Variety, “de plus en plus de femmes ont le premier rôle” dans les thrillers français. Et de citer les productions de 13e Rue J’ai tué mon mari, Marion ou encore Cuisine interne.

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