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"Un homme de combats, un grand ministre de la Justice": l'hommage de Dupond-Moretti à Badinter

Invité de BFMTV ce dimanche 11 février, l'actuel garde des Sceaux a rendu hommage à celui qui l'a précédé à la Chancellerie dans les années 1980, mort vendredi. Éric Dupond-Moretti loue "un homme de combats, de convictions".

"Un homme de combats, de convictions, un grand ministre de la Justice, un grand juge et un grand avocat qui a été beaucoup secoué, bousculé". Invité de BFMTV ce dimanche 11 février, l'actuel garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a rendu hommage à son lointain prédécesseur, de 1981 à 1986, Robert Badinter, mort vendredi.

"Il a été cinq ans garde des Sceaux. C'est de là que part l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l'homosexualité, la création du travail d'intérêt général", a loué le ministre de la Justice, évoquant la symbolique "très forte" de lui rendre un hommage place Vendôme, où se trouve la Chancellerie. Cet hommage national se tiendra mercredi 14 février à midi, comme l'a fait savoir l'Élysée.

"Une grande bienveillance"

Un recueil de condoléances a été mis à la disposition du public au ministère pour permettre à chacun de rendre un dernier hommage à l'ancien avocat. "Nous en sommes à plusieurs milliers de gens venus de partout en France rendre ce dernier hommage à Robert Badinter", a souligné le garde des Sceaux, annonçant une prolongation, dès 18 heures lundi ainsi que mardi.

Éric Dupond-Moretti est également revenu sur ce que lui a dit son prédécesseur, lorsqu'il a été nommé garde des Sceaux.

"(Il m'a dit) que c'était un ministère difficile. Il m'a offert son livre Les épines et les roses avec une merveilleuse dédicace pour me rappeler cette réalité que j'ai très vite constatée: chaque fois qu'un crime est commis, certains disent que la justice est laxiste. Et que c'est parce qu'elle est laxiste qu'il y a des crimes". "Il a été d'une grande bienveillance", a-t-il ajouté.

Quid d'une éventuelle panthéonisation du père de l'abolition de la peine capitale? "Cette panthéonisation est une décision prise par le président de la République avec la famille", a balayé Éric Dupond-Moretti, précisant que le citoyen était pour, mais que le "ministre ne peut pas en dire plus".

Article original publié sur BFMTV.com

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