Un homme de 65 ans diagnostiqué à tort du cancer se fait retirer deux lobes aux poumons

Une opération chirurgicale à Angers en 2013 (illustration) - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Une opération chirurgicale à Angers en 2013 (illustration) - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Une erreur aux conséquences dramatiques. Un Toulousain de 65 ans se bat actuellement pour obtenir réparation auprès de la justice après s'être fait retirer à tort deux lobes au niveau des poumons. Comme le raconte Le Parisien ce mardi après une révélation de La Dépêche du Midi, l'homme s'est vu diagnostiquer un cancer du poumon après une infection pulmonaire en 2018.

Peu après sa lourde opération, il apprend la méprise lors d'un rendez-vous médical.

"Quand je revois le chirurgien mi-avril, il m’annonce qu’il a une bonne et une mauvaise nouvelle: la bonne, c’est que je ne souffre pas d’un cancer, la mauvaise, c’est que l’on m’a ôté deux lobes au poumon pour rien", raconte-t-il au Parisien.

Passé le choc, le Toulousain doit apprendre à vivre après son opération, alors que ses capacités pulmonaires ont été largement réduites et qu'il a rapidement le souffle court. Un drame pour ce sportif passionné entre autres de ski nautique, de squash ou de golf. "Le 14 juillet, j’ai encore tenté de faire du ski nautique, j’ai tenu cinq minutes", explique-t-il.

Une plainte classée sans suite

Pour obtenir réparation, il décide alors de porter plainte contre X pour "blessure involontaire" en s'appuyant sur des éléments qui montrent que le laboratoire de Montauban à l'origine de ses analyses a inversé ses résultats avec ceux d'une femme qui souffrait, elle, d'un véritable cancer.

"La plainte a en fait été classée sans suite, seulement dix jours après son dépôt. Rien, aucune enquête n’a été diligentée, alors nous avons saisi directement un juge d’instruction, le 28 avril, comme la loi le permet. C’est incroyable que rien n’ait été fait avant puisqu’il y a des éléments pour prouver les responsabilités du laboratoire", s'insurge son avocat, Me Laurent de Caunes, auprès du quotidien.

La bataille est donc enclenchée, et une expertise doit avoir lieu dans les prochaines semaines pour évaluer le préjudice subi par celui qui a été contraint à la retraite anticipée. Pour l'avocat, un tel silence de la justice est inacceptable: "on fait comme si rien ne s’était passé et on ne tient pas compte du stress psychologique qu’il a subi durant des mois, pensant qu’il allait mourir".

Article original publié sur BFMTV.com

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