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Handball: moins d'une semaine après le sacre européen, les Bleus du PSG évoquent la fatigue liée à l'enchaînement des compétitions

Les frères Karabatic et Elohim Prandi ont eu deux jours et demi pour "ne rien faire". Sacrés champions d’Europe dimanche dernier à Cologne en Alleamgne, ils ont été reçus lundi à l’Elysée avant de reprendre officiellement l’entraînement ce vendredi avec leur club du Paris Saint Germain.

Heureux de retrouver le stade Pierre-de-Coubertin et la routine football de début de séance avec ses coéquipiers, Nikola Karabatic reconnaît qu’il existe une certaine "fatigue" après avoir enchaîné neuf matchs en deux semaines avec l’équipe de France. "On aimerait pouvoir avoir une semaine pour récupérer physiquement de cet Euro qui a été très long. Émotionnellement aussi, on aimerait partager avec nos amis et notre famille mais ce n’est pas le cas et on est habitués à cette reprise."

"On n’est pas trop entendus"

En plus du championnat les week-ends, les Bleus du PSG disputent la Ligue des champions dans des matchs souvent en semaine. Ils reprennent dès ce dimanche (17 heures) à domicile pour les quarts de finale de Coupe de France contre l’USAM Nîmes. Même si "la deuxième partie de saison est moins lourde", admet l’arrière Elohim Prandi, les handballeurs ont un rythme effréné qui avait déjà suscité des discussions en 2019.

A l’époque, l’Association des Joueurs Professionnels de Handball (AJPH) et le Syndicat Européen des Joueurs de Handball (EPHU) avait lancé la campagne #DontPlayThePlayers (Ne jouez pas avec la santé des joueurs) à laquelle Nikola Karabatic et d’autres grands noms du handball européen avaient participé. Ils dénonçaient notamment les nombreuses blessures survenues lors du championnat du monde 2019.

"On a souvent mis le focus dessus et demandé à nos fédérations de le prendre en compte mais on voit que l’on n’est pas trop entendus", constate Nikola Karabatic avant d’ajouter : "on aimerait avoir des compétitions un peu plus étalées et ne pas se retrouver à faire un match, le lendemain cinq heures de trains et jouer le jour d’après".

Le risque de blessure existe pour les Jeux

Cette année, les Jeux olympiques de Paris 2024 s’ajoutent aux échéances des compétitions internationales, qui ont lieu tous les ans en handball entre les championnats du monde et les championnats d’Europe. Le risque de blessure existe et il faut se préserver, souligne Elohim Prandi. "On arrive dans la période où il ne faut pas avoir de grosses blessures donc, inconsciemment, tout le monde y pense. On doit faire avec si cela arrive mais il faut faire en sorte de gérer ses métabolismes."

Ce qui compte est "d’être bien accompagnés par le staff technique et médical du PSG pour pouvoir bien enchaîner les matchs", insiste le capitaine Luka Karabatic. Son frère Nikola est du même avis : "ce n’est pas une crainte, on est habitués à ce genre de saison interminable avec énormément de matchs et d'entraînements". Lui, n’a pas peur de se "cramer" avant les derniers Jeux de sa carrière, cet été.

Article original publié sur RMC Sport