Guerre en Ukraine : À Kiev, des frappes russes visent une salle de concert à la veille du Nouvel an

L’Ukraina Palace est une salle de concert de la ville de Kiev, en Ukraine. Elle fait partie des infrastructures touchées par des frappes russes le 31 décembre 2022.
Kyrylo Tymoshenko / Telegram L’Ukraina Palace est une salle de concert de la ville de Kiev, en Ukraine. Elle fait partie des infrastructures touchées par des frappes russes le 31 décembre 2022.

UKRAINE - À l’approche de la nouvelle année, l’Ukraine et ses habitants espéraient sans doute un répit, mais Vladimir Poutine et l’armée russe ne l’entendaient pas de cette oreille. Ce samedi 31 décembre, de nombreuses régions et villes ukrainiennes, dont la capitale Kiev, ont été visées par des frappes russes, qui ont fait au moins un mort et une trentaine de blessés. Loin de se limiter aux infrastructures militaires et énergétiques, elles ont majoritairement ciblé des zones résidentielles et des établissements civils, selon les autorités ukrainiennes.

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L’Ukraina Palace, salle de concert familiale prisée des familles de Kiev, en est sans doute l’exemple le plus emblématique. Le bâtiment a été touché par une frappe russe tombée à proximité et la quasi-totalité des fenêtres ont été soufflées par l’explosion. « Miraculeusement, il n’y avait pas d’enfants sur place aujourd’hui », a réagi sur Telegram le conseiller à la présidence ukrainienne Kyrylo Tymochenko, qui a également publié des photos du bâtiment endommagé.

« Généralement, à ces dates, il y a des parents avec leurs enfants le soir du Nouvel an », a expliqué Kyrylo Tymochenko. L’année dernière, une comédie musicale appelée « La Nouvelle reine des neiges » y avait en effet été jouée du 24 décembre au 4 janvier, pour le plaisir des plus jeunes. « Ce n’est rien d’autre que de la terreur », a jugé Kyrylo Tymochenko.

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Dans le reste de la capitale, les journalistes de l’AFP ont entendu au moins 11 explosions en début d’après-midi. Selon plusieurs images publiées par les autorités ukrainiennes, les frappes ont également entièrement éventré la façade de l’hôtel quatre étoiles Alfavito dans le centre de la ville, répandant des gravats dans la rue. 30 % des habitants de la ville étaient privés d’électricité après ces bombardements, selon le maire de Kiev Vitali Klitschko.

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Ailleurs en Ukraine, les frappes russes ont provoqué des destructions et incendies à Mykolaïv, dans le Sud, où au moins six personnes ont été blessées, et à Khmelnytsky dans l’Ouest, où quatre personnes ont été blessées. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a accusé Moscou de viser délibérément des zones résidentielles. « Le criminel de guerre Poutine “célèbre” le Nouvel an en tuant des gens », a-t-il écrit sur Twitter, en rappelant sa volonté d’exclure la Russie du conseil de sécurité de l’ONU.

Dans un discours publié sur Facebook et Telegram, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quant à lui dénoncé « plusieurs tirs de missiles contre le peuple » et qualifié l’État russe de « terroriste ».

Poutine assure que la « justesse morale » est de son côté

Quasiment au même moment, la télévision russe en Extrême Orient diffusait le discours du Nouvel an de Vladimir Poutine. Se tenant aux côtés de militaires qu’il venait de décorer, le président russe a assuré que la « justesse morale et historique » était « du côté » de son pays. « C’est pour cela que nous nous battons aujourd’hui, en protégeant notre peuple dans nos propres territoires historiques, dans les nouvelles entités constitutives de la Russie », a-t-il lancé.

Le chef du Kremlin a aussi fustigé « une véritable guerre des sanctions (...) déclarée » par les Occidentaux. « Ceux qui l’ont lancé s’attendaient à la destruction totale de notre industrie, de nos finances et de nos transports. Cela ne s’est pas produit », a-t-il ajouté. Il a notamment accusé les Américains et Européens « d’utiliser cyniquement l’Ukraine et son peuple pour affaiblir et diviser la Russie ». « L’Occident mentait sur la paix et se préparait à l’agression. Et aujourd’hui, il n’a pas honte de l’admettre, au grand jour », a encore dit le chef d’État russe.

Peu avant le discours de Vladimir Poutine, son ministre de la Défense Sergueï Choïgou a lui promis à ses soldats une victoire « inévitable » en Ukraine. Son ministère a lui annoncé samedi la capture du petit village de Dorojnianka, dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, un rare gain revendiqué alors que les positions sont en grande partie figées avec l’hiver.

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Il a également rapporté un nouvel échange de prisonniers avec l’Ukraine, qui a permis le retour de 82 militaires russes. Les autorités ukrainiennes ont elles annoncé avoir récupéré 140 personnes.

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