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Gaza : Macron dit à Netanyahu "sa ferme opposition" à une offensive israélienne à Rafah

Les deux chefs d'État se sont entretenus au téléphone ce dimanche 24 mars. Le président français a réaffirmé son "opposition" à une offensive de Tsahal sur Rafah, et a prévenu Netanyahu que tout "transfert forcé de population" constituerait un "crime de guerre".

Lors d'un entretien téléphonique ce dimanche 24 mars, Emmanuel Macron a réaffirmé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "sa ferme opposition à une offensive israélienne sur Rafah", comme le détaille un communiqué de l'Élysée.

Le président français a également prévenu son homologue que tout "transfert forcé de population" constituerait un "crime de guerre au sens du droit international".

Une offensive dénoncée par la communauté internationale

Israël prévoit une offensive terrestre controversée et dénoncée par la communauté internationale, à Rafah, même sans le soutien de son allié américain. "J'ai dit que nous n'avions pas la possibilité de défaire le Hamas sans entrer dans Rafah et sans éliminer les bataillons qui y restent. Je lui ai dit que j'espérais le faire avec le soutien des États-Unis, mais s'il le faut, nous le ferons seuls", a expliqué Benjamin Netanyahu après un entretien avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Pour Antony Blinken, une telle opération "risque de tuer davantage de civils (...), d'isoler Israël davantage au niveau mondial et de mettre en danger sa sécurité à long terme".

"Nous avons les mêmes objectifs qu'Israël: la défaite du Hamas. Mais une opération terrestre majeure à Rafah n'est pas le moyen d'y parvenir. La semaine prochaine, je rencontrerai à nouveau des responsables israéliens à Washington afin de discuter d'une autre manière d'atteindre ce but", a-t-il ajouté sur X.

"Vive inquiétude" face aux opérations de Tsahal dans un hôpital

Emmanuel Macron, qui appelle "à un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza", a aussi condamné "fermement les récentes annonces israéliennes en matière de colonisation", alors que l'État hébreu a annoncé la saisie de 800 hectares de terres dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée.

Alors que Tsahal mène depuis lundi une opération d'envergure sur le grand complexe hospitalier d'al-Chifa, dans la ville de Gaza, où elle affirme avoir tué quelque 170 combattants et promet de rester jusqu'à ce qu'elle trouve le dernier, Emmanuel Macron a exprimé "sa plus vive inquiétude face aux opérations" menées par l'armée israélienne.

Emmanuel Macron a par ailleurs souligné à nouveau "que l'avenir de Gaza ne pouvait se jouer que dans le cadre d'un futur État palestinien et sous la responsabilité de l'Autorité palestinienne".

Article original publié sur BFMTV.com