Gagner un poisson rouge dans une fête foraine ? « C’est illégal ! », interpelle une association

TEHRAN, IRAN - MARCH 19: Goldfish await purchase in Tajrish Square to celebrate Nowruz as Iranian people get ready for Persian New Year  on March 19, 2022 in Tehran, Iran. This Nowruz heralds the year 1401, according to Iran's Solar Hijri calendar. Iranians traditionally decorate a ceremonial table of Nowruz with goldfish, wheat grass, candles, mirrors and other symbolic items. (Photo by Amin Mohammad Jamali/Getty Images)
Amin Mohammad Jamali / Getty Images TEHRAN, IRAN - MARCH 19: Goldfish await purchase in Tajrish Square to celebrate Nowruz as Iranian people get ready for Persian New Year on March 19, 2022 in Tehran, Iran. This Nowruz heralds the year 1401, according to Iran's Solar Hijri calendar. Iranians traditionally decorate a ceremonial table of Nowruz with goldfish, wheat grass, candles, mirrors and other symbolic items. (Photo by Amin Mohammad Jamali/Getty Images)

ANIMAUX - Mettre fin à une pratique pourtant déjà illégale. L’association PAZ (Paris Animaux Zoopolis) lance un appel au respect de la loi dans certaines fêtes foraines françaises. Elle a pu constater qu’une pratique interdite y a toujours cours : proposer des poissons rouges comme lot à gagner.

Sur Twitter, l’association a interpellé les maires de Nice et Reims, Christian Estrosi et Arnaud Robinet, les appelant à faire respecter la loi dans les stands de pêche aux canards des fêtes foraines de leurs villes. Elle avait fait de même par voie de communiqué au maire de Lorient le 21 décembre, peut-on lire sur Le Télégramme. Sur les photos associées au tweet, on peut voir de petits aquariums en plastique contenant des poissons rouges.

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Or, selon l’article 214 du Code rural et de la pêche maritime, « la cession, à titre gratuit ou onéreux, des chiens et des chats et autres animaux de compagnie est interdite dans les foires, marchés, brocantes, salons, expositions ou toutes autres manifestations non spécifiquement consacrés aux animaux. » Une loi qui concerne donc aussi les poissons détenus par des particuliers pour leur agrément.

Un rendez-vous avec le ministère de l’Agriculture

« Les poissons souffrent, sont des êtres sensibles, et on a tendance à l’oublier parce qu’ils sont moins proches de nous que les chiens ou les chats », note auprès de BFMTV Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ. Elle dénonce par ailleurs une pratique qui s’adresse aux enfants et qui « leur apprend que les poissons sont des jouets et que gagner une peluche, c’est la même chose que gagner un poisson ».

Nice, Amiens et Lorient ne sont pas les seules villes où cette loi n’est pas respectée. Amandine Sanvisens explique avoir recensé « une vingtaine » de signalements pour cette année 2022. Et même lorsqu’ils ont été interpellés « parfois, des maires ne font rien », souligne-t-elle.

C’est pourquoi l’association a sollicité un rendez-vous au ministère de l’Agriculture, qui doit avoir lieu en janvier. Elle compte y demander au ministère d’envoyer une circulaire aux mairies afin de leur rappeler la loi.

Un « manque à gagner » pour les forains

Il faut dire que la perte de ces lots de poissons rouges représente un manque à gagner pour les forains. Auprès de Lorraine Actu, plusieurs d’entre eux ont témoigné à ce sujet en avril dernier.

« La fin des poissons rouges à la foire c’est un vrai problème pour nous. Les poissons ça plaît énormément aux enfants et pas que ! Même les jeunes venaient exprès pour repartir avec un poisson. Pour nous c’est clairement un manque à gagner », regrettait alors James Ferry, propriétaire d’un stand de pêche aux canards.

Sabine D’Andrea, elle aussi propriétaire d’un stand de pêche aux canards, faisait, elle, état d’une perte de chiffre d’affaires « considérable », de 30 %. « On avait des adultes qui venaient pêcher les canards, pour s’amuser un peu, et ensuite repartir avec leur petit animal, expliquait-elle en avril. Donc, c’est vraiment difficile pour nous. »

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