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Gabriel Attal attaque Marine Le Pen, "la championne de l’arrogance" qui "a réponse à tout"

Le Premier ministre a convié ce mardi soir des parlementaires de la majorité pour un dîner de groupe. Durant celui-ci, le chef du gouvernement n'a pas mâché ses mots pour la présidente des députés du Rassemblement national.

L'opposante est désignée. Le Premier ministre Gabriel Attal a multiplié les critiques visant Marine Le Pen lors d'un dîner avec des parlementaires de la majorité ce mardi 13 février.

"Quand on regarde le RN, Marine Le Pen, c’est la championne de l’arrogance", a déclaré le chef du gouvernement, selon des propos rapportés par un participant à BFMTV, "elle sait tout mieux que tout le monde, elle a réponse à tout, et il n'y a plus de problème en France".

Gabriel Attal a poursuivi en s'en prenant encore une fois à la cheffe des députés du Rassemblement national: "si on l’écoute, on n'a plus le nucléaire, on n'est plus dans l’UE. En revanche elle remet la peine de mort, elle ne soigne pas le Covid avec les vaccins".

Des propos qui valent "aussi pour LFI évidemment", selon le Premier ministre.

Une "majorité cathédrale" à trois piliers

Le locataire de Matignon a également eu une pensée pour ses prédécesseurs depuis 2017: "je tiens à remercier Édouard (Philippe, NDLR), Jean (Castex, NDLR) et Élisabeth (Borne, NDLR) pour les réformes compliquées et courageuses menées depuis 2017".

"Nous ne sommes pas une majorité monolithique: c’est une force", a encore estimé Gabriel Attal devant les parlementaires. "Nous sommes une majorité cathédrale, riche de ses sensibilités. Une cathédrale qui repose sur trois piliers essentiels: Renaissance, le MoDem et Horizons".

Une réaffirmation de l'unité de la majorité après les épisodes tendus de la semaine dernière. Le président du Modem François Bayrou, qui a refusé d'entrer dans le gouvernement de Gabriel Attal, avait assuré jeudi dernier que son parti restait "membre à part entière" de la majorité pour "reconstruire le pays".

Le Premier ministre a enfin eu un mot pour l'échéance électorale à venir: les élections européennes qui auront lieu en juin prochain.

"La force vient de l’union et le danger vient de l’isolement. En juin, c’est bien un référendum pour ou contre l'Union européenne", a enfin lancé Gabriel Attal.

Article original publié sur BFMTV.com

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