Les funérailles de Mikhaïl Gorbatchev auront lieu samedi à Moscou

L'organisation de funérailles nationales tout comme la présence de Vladimir Poutine n'ont pas encore été confirmées par le Kremlin.

Les funérailles du dernier dirigeant de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev, mort mardi, auront lieu samedi à Moscou, ont rapporté ce mercredi les agences de presse russes citant sa fille et sa fondation.

Gorbatchev sera enterré "samedi au cimetière de Novodievitchi" après une cérémonie d'adieu à la Maison des syndicats à Moscou, où le corps de Staline avait été exposé après sa mort, a déclaré sa fille Irina Virganskaïa à l'agence Interfax.

Des funérailles nationales? La décision n'est pas encore prise

Il n'était pas précisé dans l'immédiat si ces funérailles seraient privées ou nationales, aucun responsable russe n'ayant fait de déclaration à ce sujet. Interrogée à ce sujet par Interfax, la fille de Gorbatchev n'a pas répondu.

La Fondation Gorbatchev a de son côté précisé que ces funérailles auraient lieu de 9h à 13h, heures de Paris.

"S'agissant de savoir si seule la famille sera présente aux funérailles ou si tout le monde sera autorisé à y assister, aucune décision n'a encore été prise", a indiqué la fondation, citée par les agences russes.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dit qu'une annonce serait faite plus tard mercredi quant à l'éventuelle présence du président Vladimir Poutine aux funérailles.

Gorbatchev, qui a dirigé l'URSS de 1985 jusqu'à son effondrement en 1991, est mort mardi soir des suites d'une "longue maladie grave", selon l'Hôpital clinique central (TSKB) de Moscou, où il était soigné.

Critiques lituaniennes

De nombreux dirigeants occidentaux ont rendu hommage à ce réformateur qui a oeuvré à réduire les tensions en pleine Guerre froide, tenté de transformer l'Union soviétique pour la sauver et reçu en 1990 le prix Nobel de la paix.

En Russie, toutefois, Gorbatchev reste une figure controversée, de nombreux Russes ayant vécu l'effondrement de l'URSS comme une humiliation et un traumatisme. En Lituanie, où la campagne d'indépendance de janvier 1991 a été violemment réprimée par Moscou, les critiques se sont faites vives suite à sa mort.

Le ministre lituanien de la Défense, Arvydas Anusauskas, a condamné Gorbatchev: "C'était un criminel qui a ordonné une répression impitoyable des manifestations pacifiques à Vilnius, Tbilissi, Almaty, Bakou et dans d'autres villes. Il n'avait aucun remords", a-t-il publié sur Facebook.

"Tel est le souvenir que nous en avons, même si nous ne devrions jamais dire du mal des morts - mais pas cette fois-ci", a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis a déclaré pour sa part que "les Lituaniens ne glorifieront pas Gorbatchev".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Mikhaïl Gorbatchev était-il l'opposé de Vladimir Poutine ?