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France-Irlande: "Nous apprécions la pression, on est solides!", pourquoi les Bleus sont très attendus

Une statistique, rien qu'une... Le 11 février 2023 à Dublin, les hommes de Fabien Galthié ont plaqué 242 fois, pour seulement 23 placages manqués (plus de 90% de réussite). Un combat dantesque qui avait abouti à une victoire irlandaise (32-19) mettant fin à la série d'invincibilité du XV de France (14 victoires d'affilée).

Ça, le staff l'a bien en tête avant d'ouvrir le Tournoi 2024, ce vendredi (21h) à Marseille face à ces mêmes Irlandais. Il a mis l'accent sur "l'intensité combattue", nous expliquait le sélectionneur ce mercredi lors de l'annonce de la composition des Bleus. "L'équipe d'Irlande va nous faire plaquer 200 fois. On se prépare à jouer 200 rucks. Vendredi, on va présenter l'équipe de France la plus forte possible pour ce moment." Même si l'on compte de nombreux forfaits devant (Thibaud Flament, Pierre Bourgarit, Anthony Jelonch, Emmanuel Meafou et Romain Taofifenua).

Mais pas question de se laisser abattre. "Parfois, on a l'impression d'être alarmistes sur la question", pose l'entraîneur en charge de la conquête William Servat. "Mais on a la chance d'avoir de la profondeur sur ces postes." A l'image du jeune deuxième ligne de Perpignan Posolo Tuilagi (19 ans) qui a remplacé Romain Taofifenua (malade) au pied levé, ce jeudi.

"On joue au rugby et au haut niveau pour avoir ce ventre un petit peu noué le jour de match"

Et battre d'entrée de jeu les Irlandais, deuxième nation mondiale, tenants du Grand Chelem 2023, serait la meilleure manière de tourner la page du Mondial et de l'élimination en quart de finale contre l'Afrique du Sud. "Si on gagne l'Irlande et que l'on fait un bon Tournoi, peut-être que l'on nous parlera un peu moins de la Coupe du monde", espère l'arrière toulousain Thomas Ramos.

"Pour avancer, l'équipe aura aussi besoin que l'on arrête d'en parler. On va entrer directement dans le vif du sujet et c'est tant mieux."

Le nouveau capitaine du XV de France Grégory Alldritt assume l'attente autour du choc France-Irlande. "On est confiants sur notre stratégie maintenant il reste à mettre beaucoup de pression et d'intensité. Il faut cette pression positive. On joue au rugby et au haut niveau pour avoir ce ventre un petit peu noué le jour de match mais honnêtement je ne sens pas un groupe stressé."

"On apprend de nos erreurs"

Une pression positive qui aiguise l'appétit du sélectionneur Fabien Galthié. "Je crois que depuis quatre ans, il n'y a jamais eu de match sans injonction de victoire. Et en fait, nous apprécions ce contexte. La pression... L'injonction... Ça ne nous pose pas de problème. On est là pour ça. On est solides!"

La pression? Le trois-quart centre Jonathan Danty rappelle que les Irlandais doivent aussi la sentir peser. Les coéquipiers de Peter O'Mahony sont eux aussi très attendus dans le Tournoi après leur élimination au même stade du Mondial face à la Nouvelle Zélande. Mais le Rochelais confirme que cette année est particulièrement propice aux Bleus. "On a la chance de recevoir trois matchs, on sait que ce sont des saisons plutôt intéressantes pour l'équipe de France. On va se concentrer sur ça. La Coupe du monde, c'est du passé. Malheureusement, on ne pourra pas revenir en arrière." Mais Danty prévient: "on apprend de nos erreurs".

Article original publié sur RMC Sport