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Des femmes violées et mutilées : les crimes sexuels du Hamas lors des attaques du 7 octobre

Le samedi 7 octobre, les membres du Hamas qui ont attaqué Israël s'en sont pris à de nombreuses femmes. Des témoignages de secouristes et survivantes émergent, alors que les autorités israéliennes enquêtent.

Le viol comme arme de guerre. Deux mois après les attaques du 7 octobre, les preuves de violences et crimes sexuels perpétrés par le Hamas en Israël s’accumulent. Les enquêteurs ont jusqu'ici recueilli "plus de 1 500 témoignages choquants et pénibles", indiquait une policière la semaine dernière au Parlement israélien, la Knesset.

BFMTV a pu s'entretenir avec Haim Otmazgin, l'un de premiers secouristes de Zaka à être intervenu sur les lieux des massacres. Au festival Supernova et dans les kibboutzs attaqués par le Hamas, il a découvert des centaines de corps, sans vie, mutilés et parfois abusés.

Ce samedi 7 octobre, face à l'horreur, il sort son téléphone et commence à machinalement prendre en photo ces exactions. Pour identifier les corps et documenter les crimes dont il est témoin.

"On voit une femme déshabillée, lacérée avec un couteau", raconte Haim Otmazgin au micro de BFMTV. "Là, une autre avec ciseau enfoncé dans le vagin".

"Sein coupé", "une balle dans la tête et une autre dans le vagin"

Dès les premières heures, le secouriste comprend que des dizaines de femmes ont été abusées sexuellement avant d'être abattues par les combattants du Hamas. "On a trouvé une femme avec sa chemise et son soutien-gorge arrachés, elle est presque nue, ses sous-vêtements relevés très hauts. Elle a une balle dans la tête et une autre dans le vagin".

Auprès de BFMTV, Haim Otmazgin explique qu'il dispose de près de 3 000 photographies documentant ces viols et féminicides. "J'étais là, j'ai vu ça avec mes yeux, j'ai récupéré ces corps avec mes mains, j'ai pris ces photos avec mon téléphone", assure-t-il.

Devant le Parlement israélien le lundi 27 novembre, Shelly Harush, surintendante chargée des enquêtes sur les atrocités sexuelles commises par le Hamas le samedi 7 octobre, citait le témoignage d'une survivante du festival Supernova.

"Je me rappelle d'un terroriste qui tire une fille par les cheveux, la femme est toute nue, il coupe son sein et jette son sein au sol. Ils commencent à jouer avec", raconte la policière qui cite cette survivante, dont le nom n'a pas été communiqué. "Il continue de la tirer par les cheveux, puis un autre la pénètre et lui tire une balle dans la tête".

Un témoignage qui semble avoir été partagé à plusieurs médias, dont la BBC britannique, qui a publié une longue enquête sur le sujet. Le Hamas lui-même a documenté les exactions commises par ses soldats le 7 octobre. Dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par le groupe islamiste, on peut voir une festivalière allemande, dénudée et inconsciente, chargée sur un pick-up. Dans un autre document, on voit une jeune femme menottée, traces de sang au niveau de l'entrejambe.

"Ils ont arrêté lorsqu’ils m’ont crue morte"

Dans les colonnes du Parisien fin novembre, une survivante du 7 octobre a témoigné du viol dont elle a été victime. Esther (un prénom d'emprunt) explique avoir "été violée et en même temps tabassée devant son copain, forcé de regarder avec un couteau sous la gorge".

"C’était si douloureux que j'ai perdu connaissance, ils ont arrêté lorsqu'ils m’ont crue morte", dit-elle au quotidien. Mutilée, elle souffre désormais d'une paralysie "qui pourrait ne jamais disparaître", indique Le Parisien.

"Et même si je remarche, je boiterai. Je serai toujours l’image vivante du pogrom", résume Esther.

Cochav Elkayam Levy, présidente de la commission parlementaire sur les crimes commis contre les femmes le 7 octobre, indiquait en novembre que "la grande majorité des victimes des viols et autres agressions sexuelles du 7 octobre ont été assassinées et ne pourront jamais témoigner".

D'autres sont toujours otages. Selon Washington, le mouvement islamiste refuse de libérer les dernières femmes retenues dans la bande Gaza parce qu’il ne veut pas qu'elles "racontent ce qui leur est arrivé pendant leur détention".

Des "viols de masse"

Ce mardi, le président américain Joe Biden a appelé à "condamner sans ambiguïté et avec force les violences sexuelles des terroristes du Hamas".

"Nous devons tous (gouvernements, organisations internationales, société civile et monde économique) condamner sans ambiguïté et avec force les violences sexuelles des terroristes du Hamas", a-t-il exigé.

En France, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Bérangère Couillard, a appelé ce mercredi à "reconnaître les viols de masse". L'Organisation des Nations unies, critiquée et accusé de "biais pro-palestinien" par Israël, s'est "alarmée par l'impact dévastateur" des actions du Hamas "sur les civils, y compris les femmes et les jeunes filles".

"Depuis l’attaque du Hamas, nous avons condamné et nous continuerons à condamner sans équivoque tout acte de violence contre les femmes et les filles en Israël et en Palestine, incluant la violence sexuelle, considéré comme une violation inacceptable des droits humains, où que ce soit dans le monde", a martelé le 30 novembre dans un communiqué ONU Femmes, branche des Nations unies pour l'égalité des sexes.

Le Hamas dément, parle de "mensonges"

De son côté, le Hamas a dit lundi "rejeter" les accusations selon lesquelles le mouvement islamiste palestinien aurait commis des "viols" et des violences sexuelles lors de son attaque du 7 octobre, les qualifiant de "mensonges".

Dans son communiqué, le mouvement islamiste fustige des "campagnes sionistes qui promeuvent des mensonges et des allégations sans fondement pour diaboliser la résistance palestinienne".

Ces "mensonges", poursuit-il, sont les derniers en date d'"une série", citant notamment "le mensonge selon lequel l'hôpital al-Chifa était utilisé à des fins militaires", ce que l'armée israélienne assure mais que le Hamas dément.

Le 7 octobre, 1 200 personnes sont mortes lors des attaques du Hamas en Israël. Le groupe palestinien a aussi pris en otage 240 personnes, dont une partie a été libérée fin novembre lors d'une trêve de quelques jours.

En représailles, depuis maintenant de mois, Israël mène d'importantes opérations militaires à l'intérieur de la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 16 248 personnes, à plus 70% des femmes, enfants et adolescents, ont été tuées dans l'enclave palestinienne par les bombardements israéliens.

Article original publié sur BFMTV.com

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