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Examen de prévention à 25 ans, PMA : les contours du plan contre l'infertilité annoncé par Emmanuel Macron

Le plan de lutte contre le "fléau" de l'infertilité sera dévoilé "dans les six mois maximum", a indiqué lundi l'Élysée, une semaine après son annonce par le président de la République lors d'une conférence de presse.

"Pas une injonction", mais un "accompagnement". Tel est la piste que le gouvernement entend mener avec le grand plan de lutte contre l'infertilité, annoncé la semaine dernière par Emmanuel Macron en conférence de presse.

"L'infertilité masculine comme féminine a beaucoup progressé ces dernières années et fait souffrir beaucoup de couples", a déclaré le chef de l'État, parlant de "tabou du siècle" et appelant au "réarmement démographique du pays".

Moins de 700.000 naissances ont été recensées en France en 2023, du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale, selon l'Insee.

Sur cette thématique, l'Élysée fait savoir ce lundi 22 janvier que le chef de l'État a "levé un tabou" et évoque la nécessité d'une "prise de conscience" pour que le gouvernement puisse y répondre "rapidement". Pour cela, "plusieurs pistes" sont envisagées, notamment en regardant les conclusions d'un rapport sur les causes d'infertilité rendu public en 2022.

"L'idée c'est de s'appuyer sur les travaux existants", indique la présidence de la République, avec pour objectif de présenter ce plan de lutte contre l'infertilité "dans les six mois maximum, donc dans l’été".

Un "volet" sur les perturbateurs endocriniens

Pour viser cette échéance, l'idée avancée est notamment de se référer à la consultation médicale gratuite à plusieurs âges de la vie: 25, 45 et 65 ans. La classe d'âge de 25 ans serait donc concernée par un point de prévention infertilité qui pourrait passer, selon l'Élysée, par un spermogramme ou un examen gynécologique qui pourraient être mis en place dès cette année.

La prise en compte de tests permettant une évaluation de la réserve ovarienne est également l'une "des pistes qui peuvent être creusées, ce n’est pas encore définitivement dans le plan".

L'Élysée précise que "ce ne sera évidemment pas une obligation de réaliser ces bilans, et ça ne se substitue pas aux autres examens des personnes ayant déjà des problèmes d’infertilité". En outre, l'Élysée confirme qu'il y aura "un volet important sur les perturbateurs endocriniens" dans le plan de lutte contre l'infertilité.

Parmi les autres réflexions figure également l'accompagnement des personnes en parcours de PMA (procréation médicalement assistée) pouvant affecter la vie au travail.

Article original publié sur BFMTV.com

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