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Etats-Unis: Kamala Harris dénonce les "motivations politiques" du procureur ayant enquêté sur Biden

À l'instar de Joe Biden, Kamala Harris n'a pas apprécié le rapport de Robert Hur. La vice-présidente américaine a dénoncé vendredi les "motivations politiques" du procureur spécial qui a pointé jeudi la "mauvaise mémoire" et l'âge de Joe Biden.

Le rapport de 388 pages du magistrat, publié à l'issue d'une enquête sur des documents classifiés que le président américain avait en sa possession, a "clairement des motivations politiques", a déclaré Kamala Harris, elle-même ancienne procureure, à des journalistes.

"La façon dont l'attitude du président a été décrite dans ce rapport ne pourrait pas être plus erronée sur le plan des faits", a également affirmé Kamala Harris.

Dans la foulée, Ian Sams, un porte-parole de la Maison Blanche, a également critiqué les commentaires "gratuits" et "déplacés" de Robert Hur sur la mémoire du président américain.

Jeudi, quelques heures après la publication de ce rapport à l'effet dévastateur, un Joe Biden irrité s'est fermement défendu lors d'une allocution télévisée. "Je suis bien intentionné, je suis un homme âgé et je sais ce que je fais, bon sang. Je n'ai pas de problèmes de mémoire", a assuré le président américain âgé de 81 ans.

Joe Biden "ne se souvenait plus quand il était vice-président" ni exactement de l'année du décès de son fils aîné Beau, a affirmé le procureur spécial Robert Hur. "Comment diable ose-t-il?", a tonné Joe Biden à ce sujet, visiblement très ému et sur un ton de défiance.

Des confusions à répétition

Nommé en janvier 2023 par le ministre de la Justice Merrick Garland, le procureur spécial a conclu que le président avait "sciemment gardé et divulgué des documents classifiés après sa vice-présidence alors qu'il était un simple citoyen". Mais il a considéré qu'"une inculpation ne se justifierait pas", estimant notamment qu'un jury accorderait le bénéfice du doute à "un homme âgé sympathique, bien intentionné, avec une mauvaise mémoire".

Cette décision dissipe de possibles tracas judiciaires pour le président démocrate, qui s'apprête à affronter son prédécesseur républicain Donald Trump en novembre pour une revanche de l'élection de 2020, mais le place de nouveau en mauvaise posture vis-à-vis de ses rivaux politiques, qui n'ont pas manqué de commenter les conclusions du rapport.

D'autant qu'elle intervient après qu'il a confondu ces derniers jours le président de la France Emmanuel Macron et l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel avec des prédécesseurs décédés. Jeudi soir, interrogé sur le conflit à Gaza, il a évoqué des discussions sur l'aide humanitaire avec "le président du Mexique, Sissi", voulant parler du chef d'Etat égyptien.

Article original publié sur BFMTV.com