Esprit d'hiver : Ce lien avec Un village français qu'Audrey Fleurot avait complètement oublié... "C’est vous dire si je ne suis pas dans la nostalg...

Philippe Warrin

On vous imagine très sollicitée. Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet, en particulier ?

Audrey Fleurot : D’abord, l’envie de travailler avec Cyril Mennegun, le créateur de la série. Nous nous étions rencontrés lors d’un festival où nous étions membres du jury, et nous avions tout de suite accroché, tous les deux. J’étais aussi très contente de collaborer avec Arte, qui monte des fictions qui ne se feraient pas ailleurs. Enfin, j’avais le sentiment de ne pas être encore allée sur ce terrain qu’est la folie.

Pourtant, Hortense, votre personnage dans Un village français (France 3), perd la raison, elle aussi, dans la dernière saison…

Oui, c’est assez drôle car ce sont les journalistes, comme vous, lors des interviews pour Esprit d’hiver, qui m’ont rappelé que j’avais déjà joué la folie, effectivement, avec Hortense… C’est vous dire si je ne suis pas dans la nostalgie !

Est-il compliqué de doser la folie dans le jeu ?

Oui, car on touche à quelque chose que l’on ne connaît pas. Comme je ne voulais pas que cela paraisse fabriqué, j’ai travaillé sur du concret : la perte de contrôle, l’angoisse… Après, l’idée même de cette maison isolée, au fin fond de la montagne, dont les premiers voisins semblent être à 15 kilomètres, c’est déjà très loin de moi. Un tel repli sur la cellule familiale, qui est quand même la base, on le sait, de toutes les névroses… Nathalie, mon personnage, ne se facilite pas la...

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