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Élections américaines: Donald Trump pourrait emporter les primaires républicaines dès ce mardi

Après le caucus de l’Iowa, les premières primaires républicaines se tiennent ce mardi soir dans le New Hampshire. Les derniers sondages promettent à l’ancien président une victoire écrasante sur Nikki Haley.

Et si Donald Trump sortait dès ce mardi soir vainqueur des élections primaires républicaines? Pas seulement du scrutin du New Hampshire, mais définitivement couronné car il resterait seul en lice pour représenter son parti à l’élection présidentielle du 5 novembre? Ce serait du jamais vu, et c'est un scénario tout à fait plausible.

Jamais un candidat de l’un ou l’autre des deux grands partis (démocrate et républicain) autre que le président sortant ne l’a emporté après seulement deux scrutins (caucus de l’Iowa et primaires du New Hampshire). Mais cette campagne 2024 ne ressemble décidément à aucun autre.

Après le retrait dimanche soir du gouverneur de Floride Ron DeSantis, Donald Trump n’a plus qu’une seule adversaire face à lui: Nikki Haley, son ancienne ambassadrice aux Nations-unies, ex-gouverneure de Caroline du Sud. Or les derniers sondages laissent très peu de place au suspense. Donald Trump recueille 57% des intentions de vote et Nikki Haley 38% dans le baromètre publié lundi par Suffolk University, The Boston Globe et la station de télévision locale NBC10.

Nikki Haley affirme toujours croire en la victoire. A un rythme effréné, elle a multiplié les meetings, interviews, saisi toutes les occasions d’échanger avec les électeurs. Elle a même fini par se résoudre à attaquer son adversaire frontalement, évoquant son âge (il a 77 ans, elle en 52), s’interrogeant sur ses capacités cognitives (dans un discours récent, Donald Trump l’a confondue avec Nancy Pelosi, l’ancienne présidente démocrate de la Chambre des Représentants) ou le jugeant incapable de rassembler son camp.

Trump surpuissant

En face, imperturbable, Donald Trump déroule une campagne en forme de rouleau compresseur: ses adversaires, les menaces judiciaires, les critiques, il écrase tout sur son passage. Il a rebaptisé Nikki Haley “Nimbra”, voulant en réalité évoquer son prénom de naissance Nimarata. Une façon subtile et élégante de rappeler ses origines indiennes, toute en se défendant naturellement de tout racisme. Peu importe: ses partisans continuent à l’aduler.

Si Nikki Halley essuie ce soir la défaite cuisante que lui promettent les dernières enquêtes d’opinion, il lui sera très difficile de se maintenir. D’autant que le scrutin suivant s’annoncerait encore plus périlleux: la primaire républicaine de Caroline du Sud, le 24 février, l’Etat dont elle a été gouverneure de 2011 à 2017. Dans les derniers sondages agrégés par le site fivethirtyeight.com

Donald Trump recueille dans cet État conservateur près de 61% des intentions de vote et Nikki Haley moins de 25%. Il serait impossible à l’ancienne gouverneure de rester dans la course après une telle humiliation à domicile.

Des élections qui devraient continuer malgré tout

Même s’il se retrouve seul en lice dans quelques heures, ou au plus tard fin février, Donald Trump aura encore quelques étapes à franchir avant de devenir officiellement le candidat du parti républicain. Il lui faudra d’abord recueillir une majorité de délégués sur l’ensemble du territoire américain. Les élections primaires servent en effet à élire ces délégués qui s’engagent au nom d’un candidat dans chaque État - le vainqueur doit donc obtenir le soutien d’au moins 1215 des 2429 délégués républicains.

C’est pourquoi les élections primaires, dépourvues de tout enjeu avec un seul candidat, devraient tout de même se poursuivre dans le reste du pays. Il reste à savoir si le parti choisira d’en adapter les modalités. Ensuite la convention du parti républicain, à partir du 15 juillet à Milwaukee, désignera formellement le candidat du parti.

Entre temps, les multiples procédures judiciaires resteront comme autant d’épées de Damoclès au-dessus de la tête du candidat Trump.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Primaires républicaines : duel décisif entre D. Trump et N. Haley