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"Dire n'importe quoi, ce n'est pas la solution": Fesneau répond à Royal après ses propos sur les tomates espagnoles

Marc Fesneau prend part à "la guerre de la tomate". Invité de LCI ce dimanche 4 février, le ministre de l'Agriculture a tenu à répondre aux critiques émises par Ségolène Royal sur les tomates "soi-disant bio espagnoles". En pleine crise des agriculteurs, l'ancienne ministre de l'Environnement a qualifié le produit de nos voisins, sur BFMTV, d'"immangeable" et a affirmé que le bio espagnol était "un faux bio", pointant du doigt un déséquilibre dans l'application des règles phytosanitaires européennes. Des propos qui ont provoqué une levée de boucliers en Espagne, jusqu'au Premier ministre Pedro Sanchez.

"Madame Royal n'est pas à son coup d'essai en termes de populisme et de démagogie. Elle devrait se garder, car ça a fait beaucoup d'émois en Espagne", a d'abord lancé Marc Fesneau, avant de rappeler "les relations humaines et diplomatiques" qui unissent les deux pays européens.

"Il faut qu'elle revoie ses fiches. Le règlement sur le bio est européen. Les tomates espagnoles respectent les mêmes standards que les tomates françaises. (...) Dans ces crises-là, dire n'importe quoi, ce n'est pas la solution", a-t-il ensuite ajouté.

"Inconscient"

Selon Marc Fesneau, si "une question de saisonnalité" peut se poser concernant la période à laquelle consommer les légumes et les fruits, cela relève du consommateur et n'a pas de rapport avec "la tomate espagnole ou autre". "C'est mieux de manger les fruits et les légumes dans la saison où ils sont produits théoriquement. C'est-à-dire c'est plus logique de manger des tomates en juin ou juillet qu'en plein coeur de l'hiver", a-t-il précisé.

"Jeter à la vindicte populaire nos amis espagnols avec lesquels on commerce, il y a quelque chose d'inconscient, au premier sens du terme, dans sa manière de procéder", a conclu le ministre de l'Agriculture.

Les propos de Ségolène Royal interviennent en pleine mobilisation des agriculteurs, au cours de laquelle les critiques se multipliées en France à l'encontre des produits étrangers, et notamment espagnols, accusés de concurrence déloyale car ils sont bon marché et utiliseraient davantage de produits phytosanitaires, dont certains interdits en France.

Article original publié sur BFMTV.com