Derrière “l’apocalypse des tiques”, les ravages de l’homme sur la nature

“L’apocalypse des tiques.” C’est le titre alarmant qui s’affiche à la une de The Nation, sur un fond noir, accompagné de la photo de l’insecte, avec ce commentaire : “Comment les humains, par leur impact sur l’environnement, ont alimenté une ère de maladies transmises par les tiques.”

“L’épidémie de la maladie de Lyme n’était pas une fatalité”, poursuit l’hebdomadaire. Toutefois, son incidence augmente, des estimations des institutions sanitaires publiques américaines faisant état de 476 000 nouveaux cas chaque année aux États-Unis. Le titre s’interroge :

“Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la maladie de Lyme est-elle apparue – ou réapparue – à cette période en particulier ? Et pourquoi s’est-elle propagée si vigoureusement ?”

La faute aux humains

The Nation met en cause “l’intervention irréfléchie de l’homme dans l’équilibre de mère Nature”. “Comme tant d’autres maladies zoonotiques [passées de l’animal à l’homme], la maladie de Lyme et d’autres infections transmises par les tiques sont apparues dans des écosystèmes qui ont été perturbés, fragmentés et fracturés par le surdéveloppement humain.”

La prolifération des tiques est notamment favorisée par “la fragmentation et la dégradation” de la forêt, qui engendre “la prolifération de certaines espèces, en particulier des petits rongeurs, qui contribuent énormément à la multiplication des tiques et des agents pathogènes”.

Par ailleurs, la déforestation causée par l’homme et la quasi-disparition d’animaux autrefois communs, tels le castor, le cerf, l’ours, le dindon, le loup et d’autres encore, participent aussi à la prolifération des tiques dans les zones urbaines.

“En d’autres termes, les forêts manquent de nombreuses influences écologiques qui pourraient avoir joué un rôle dans la régulation des diverses composantes du système de la maladie de Lyme.”

Le postdoctorant Taal Levi a découvert qu’avec le réchauffement climatique, les larves et les nymphes de tiques commencent à chercher leur repas de sang environ une semaine et demie plus tôt chaque année, ce qui oblige les hommes à s’en protéger plus tôt et plus longtemps. “Les changements climatiques pourraient aussi contribuer à étendre l’aire de réapparition de l’Ixodes scapularis, communément appelée tique du cerf.”

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