Covid : Que va changer la fin de l’état d’urgence sanitaire ?

Depuis mars 2020, 13 lois ont été votées par le Parlement, donnant au Premier ministre des pouvoirs qui se sont traduits par des confinements, couvre-feu, pass sanitaires et vaccinaux, etc.

CORONAVIRUS - À partir de ce lundi 1er août, la France sort de l’état d’urgence sanitaire qui était en vigueur depuis plus de deux ans. Le Parlement a adopté mardi la fin des cadres juridiques d’exception - état d’urgence, gestion de la crise sanitaire - qui avaient été décidés face à la pandémie de Covid-19.

Après un dernier feu vert donné samedi par le Conseil constitutionnel, le gouvernement ne pourra plus imposer qu’un test négatif de dépistage au Covid à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer, dans des cas bien précis.

Il y aura peu de conséquences concrètes, les principales restrictions étant déjà levées. Seules deux mesures restent à l’ordre du jour : le maintien du suivi qui permet de connaître le nombre de cas ou d’hospitalisations, et la possibilité d’imposer un test négatif pour les voyageurs de plus de 12 ans quittant ou retrouvant la métropole ou les outremers. Cependant, aucune preuve de vaccination ou de rétablissement après une contamination au Covid ne pourra être demandée.

Le masque pourra être exigé dans les hôpitaux

Un arrêté publié ce dimanche au Journal officiel précise toutefois que le port du masque pourra être imposé, pour les plus de 6 ans, dans les hôpitaux, les structures médico-sociales et de soins, les pharmacies ou encore les laboratoires de biologie médicale par les responsables de la structure. Plusieurs hôpitaux ont choisi de maintenir le masque obligatoire, comme l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ou les CHU de Bordeaux et de Nice.

Jeudi, le ministère de la Santé a déclaré que le port du masque restait « très fortement recommandé » jusqu’à nouvel ordre. Un collectif de patients, soignants et scientifiques a, quant à lui, plaidé pour qu’il reste obligatoire à l’hôpital après le 31 juillet, dans une tribune publiée vendredi dans L’Express.

Depuis mars 2020, 13 lois ont été votées par le Parlement, donnant au Premier ministre des pouvoirs qui se sont traduits par des confinements, couvre-feu, pass sanitaires et vaccinaux, etc. « En Europe occidentale, la France a été le pays qui a pris les mesures les plus dures », analyse aujourd’hui, pour l’AFP, Raul Magni-Berton, politologue à Sciences-Po Grenoble.

Pour le Conseil scientifique, qui va être remplacé par une nouvelle structure, la décision du niveau de circulation du virus nécessitant un retour de mesures de contrôle « doit faire l’objet d’une concertation dans la société ».

« Nous pensons que ces mesures sont nécessaires dans certains cas mais nous disons aussi qu’il est essentiel de connaître l’opinion des Français sur le sujet », a récemment déclaré l’un de ses membres, le Pr Arnaud Fontanet. « On ne s’en sortira pas sans un débat démocratique », a-t-il poursuivi. C’est l’un des regrets du professeur Jean-François Delfraissy, son président, au moment de tirer dans Le Parisien un bilan de ces longs mois de crise : « on aurait pu prendre des décisions avec les citoyens. »

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