Covid-19 : une personne non-vaccinée a 12 fois plus risques de contaminer les autres

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33,5 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin.

Lundi 28 juin, l'Institut Pasteur a publié une nouvelle étude s'intéressant à la transmission de virus entre les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas.

C’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie. Mardi 29 juin, Santé publique France a dévoilé que la moitié de la population française avait reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19. Au total, 33,5 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin et 22,8 millions de Français sont totalement vaccinés.

Dans quelle proportion les personnes vaccinées continuent-elles de transmettre le virus ? Lundi 28 juin, l’Institut Pasteur a apporté un début de réponse en publiant une étude consacrée à la vaccination partielle de la population. Précisément, ils ont pris comme point de départ une couverture vaccinale de 30%-70%-90% chez les 12-17, 18-59 et plus de 60 ans.

Dans ce cas, "les adultes non-vaccinés contribuent de façon importante à la pression sur l’hôpital. Dans notre scénario de référence, les personnes non-vaccinées de plus de 60 ans représentent 3% de la population mais 35% des hospitalisations", résume l’Institut Pasteur. Avant d’ajouter : "Les personnes non-vaccinées contribuent à la transmission de façon disproportionnée : une personne non-vaccinée a 12 fois plus de risque de transmettre le SARS-CoV-2 qu’une personne vaccinée".

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Le rôle des enfants

En conséquence d’une couverture vaccinale faible, les enfants et adolescents représentent à peu près la moitié des infections. De plus, ils sont à l’origine d’à peu près la moitié des transmissions. "La situation des enfants et adolescents, qui devraient être peu vaccinés cet automne, est une source d’inquiétude", alertent les chercheurs de l’Institut Pasteur.

L’Institut Pasteur liste les implications pour reprendre le contrôle d’un possible rebond de l’épidémie. Les experts recommandent que les plus fragiles aient une couverture vaccinale aussi haute que possible. "Parmi toutes les mesures étudiées, la vaccination des non-vaccinés est l’approche la plus efficace pour contrôler l’épidémie", rappellent les scientifiques. Avant d’ajouter : "La situation des enfants et adolescents doit être considérée avec particulièrement d’attention. S’il y a un rebond épidémique cet automne, des mesures de contrôle dans les écoles, les collèges et les lycées pourraient être nécessaires pour réduire le risque de tensions hospitalières. Du fait d’une couverture vaccinale faible, les enfants et adolescents pourraient donc vivre leur scolarité avec des protocoles sanitaires plus stricts que ceux appliqués aux adultes vaccinés". 

Enfin, l’équipe précise que "l’effort nécessaire pour contrôler un rebond épidémique devrait être nettement moindre que pendant la période pré-vaccinale".

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