Coupe du monde 2022 : pour les paris sportifs, l’Arcom renforce les règles de la publicité

(ARCHIVES) - Photo prise le 07 juin 2010 à Paris de la page d'accueil du site de paris en ligne Eurosportbet (filiale TF1). Jean-François Vilotte, le président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a estimé le 29 mai 2011 que la loi du 12 mai 2010 ouvrant les jeux en ligne à la concurrence avait
JOEL SAGET / AFP (ARCHIVES) - Photo prise le 07 juin 2010 à Paris de la page d'accueil du site de paris en ligne Eurosportbet (filiale TF1). Jean-François Vilotte, le président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a estimé le 29 mai 2011 que la loi du 12 mai 2010 ouvrant les jeux en ligne à la concurrence avait "montré son efficacité", les sites légaux représentant "pour les secteurs ouverts à la nouvelle régulation entre 80% et 90% des paris sportifs, des paris hippiques et du poker en France" alors que "95% des paris sportifs sur internet et 100% du poker en ligne étaient illégaux" avant la loi de mai 2010. AFP PHOTO / JOEL SAGET (Photo by Joël SAGET / AFP)

PARIS EN LIGNE - L’Arcom (ex-CSA) a étendu aux plateformes de streaming et de replay les règles encadrant la publicité audiovisuelle pour les paris sportifs et autres jeux d’argent, selon une délibération publiée ce dimanche 6 novembre au Journal officiel, deux semaines avant le Mondial de football.

Protection des mineurs, lutte contre l’addiction... Daté du 19 octobre, le texte met à jour une délibération de 2013 pour tenir compte du plan d’action dévoilé en février par l’Autorité nationale des jeux (ANJ, ex-Arjel). Il « a également vocation à s’appliquer aux services de médias audiovisuels à la demande », est-il écrit.

Les dispositions relatives à ces plateformes « entreront en vigueur à l’issue » d’une procédure de notification auprès de la Commission européenne.

Concrètement, les conditions de diffusion des communications (messages publicitaires, parrainages, placements de produits) liées aux jeux d’argent et de hasard restent les mêmes. Ces pubs sont notamment interdites sur les télés, radios et plateformes destinées aux mineurs.

Sur les chaînes et antennes tous publics, elles sont interdites pendant trente minutes avant et après la diffusion de programmes destinés aux plus jeunes. Concernant les plateformes « ne s’adressant pas spécifiquement aux mineurs mais comportant un espace qui leur est dédié, l’interdiction (...) s’applique à l’ensemble de cet espace ».

La publication du texte, à deux semaines de la Coupe du monde au Qatar (20 novembre-18 décembre), fait partie des réponses apportées à « l’intensification de la communication publicitaire en faveur des opérateurs de paris sportifs », constatée « notamment à l’occasion des grandes compétitions sportives », selon l’Arcom.

En février, l’ANJ s’était inquiétée de l’impact du matraquage publicitaire auprès des mineurs, après avoir sondé 5.000 jeunes de 15 à 17 ans, qui ont déclaré « être submergés » par les spots et contenus sponsorisés de la plupart des opérateurs de jeux en ligne, citant en particulier Winamax, la Française des jeux et Betclic.

Selon cette enquête, commandée par l’ANJ à l’association Sedap (Société d’entraide et d’action psychologique), plus d’un tiers des 15-17 ans jouent aux jeux d’argent.

En cas de dérives dans les pratiques publicitaires, l’Arcom se « réserve la possibilité d’imposer dans une délibération ultérieure des règles précises encadrant le volume et la concentration de ces communications commerciales », rappelle-t-elle.

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