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Colère des agriculteurs: après les panneaux retournés, des lignes rouges tracées sur les exploitations

"La ligne rouge doit désormais être fixée devant chaque ferme". Des agriculteurs tracent depuis plusieurs jours des lignes rouges au niveau de leurs exploitations agricoles pour protester contre les visites de contrôle imposées par l'État.

Une action notamment visible en Haute-Garonne et en Haute-Vienne et soutenue par la Coordination rurale, troisième syndicat agricole du pays derrière la Confédération paysanne et la FNSEA: "tant que nous ne serons pas entendus, l'État prend de gros risques en franchissant la ligne rouge".

"C'est un symbole que l'on a voulu reprendre. Il est adressé aux contrôleurs et représentants des structures", explique à La Dépêche Karine Duc, coprésidente de la Coordination rurale 47 (Lot-et-Garonne).

"Contrôleurs, ne franchissez pas la ligne rouge"

L'action fait effectivement référence aux "lignes rouges" fixées par Gérald Darmanin en janvier dernier en pleine crise. Au début du mouvement le ministre de l'Intérieur avait joué la carte de la modération avec les agriculteurs, leur demandant en échange de ne pas faire entrer les tracteurs dans les grandes villes dont Paris, de ne pas bloquer les aéroports ou encore le marché de Rungis.

"Contrôleurs, ne franchissez pas la ligne rouge!", prévient encore Karine Duc sur son compte Facebook.

Fin janvier, le Premier ministre Gabriel Attal avait annoncé prochaine mise en place d'un contrôle administratif unique par an pour chaque exploitation. Malgré les multiples annonces du gouvernement depuis le début de la crise, les agriculteurs français poursuivent la mobilisation face aux complexes normes imposées par l'Union européenne. Ils réclament également le versement de toutes les aides récemment promises.

De son côté la FNSEA a indiqué dimanche que les exploitants attendaient maintenant des "réalisations très concrètes" après les promesses du gouvernement, mettant en garde contre de nouvelles "actions sur le terrain".

Article original publié sur BFMTV.com