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De co-favoris du Mondial à un énorme écart au VI Nations: comment les Bleus ont été surclassés par l'Irlande

Le XV de France est tombé sur un mur ce vendredi. Si un feu d’artifice était promis pour ce premier match du Tournoi des VI nations, la démonstration irlandaise a tout écrasé sur son passage au stade Vélodrome (17-38). Alors que les deux équipes ont connu le même destin à la Coupe du monde, avec une élimination en quart de finale, les tenants du titre irlandais ont dominé de la tête et des épaules des Français dépassés.

Cinq essais inscrits, 55% de possession et d’occupation, 21 points d’écart - plus large victoire des Verts face aux Tricolores à l’extérieur - et une insolente efficacité en touche (100%)... l’Irlande n’a laissé que des miettes aux joueurs de Fabien Galthié, totalement perdus sur la pelouse de l’enceinte phocéenne et ce, avant même l’expulsion de Paul Willemse à la demi-heure.

"Tu as été pris tout le match. Les Bleus ont été surclassés, submergés par les assauts irlandais. Ils ont une faculté à se déplacer. Il faut être dans le bon timing et à chaque fois tu as un surnombre, un joueur qui prend l’intervalle et qui fait la différence", a analysé notre consultant Denis Charvet sur RMC après le match.

>> Revivez France-Irlande (17-38)

"Il faut se remettre dans le bain"

"Ils nous ont surclassés dans tous les domaines. A 14 contre eux, c'est trop dur. On a été beaucoup trop approximatifs, ils méritent leur victoire, il n'y a rien à dire, a concédé Gaël Fickou au micro de France 2. On tente des choses, on est un de moins, c'est hyper dur, on a été inefficaces dans les rucks. C'est un résultat sans appel. Il faut se remettre en question, c'est la deuxième défaite d'affilée. Il faut remédier à ça et se remettre dans le bain."

Ce vendredi, l’Irlande a récité son rugby bien huilé avec notamment 377 mètres parcourus, 22 défenseurs battus et six franchissements. Des chiffres qui traduisent l’impuissance tricolore face au rouleau-compresseur irlandais, plus que jamais favori à leur propre succession. Et ce n’est pas les petites réactions d’orgueil des Bleus qui les ont fait trembler.

Si la Coupe du monde "est oubliée" selon les mots de Thomas Ramos, les maux bleus aperçus face aux Springboks à l’automne sont toujours bien présents. Pas habitué à perdre deux matchs consécutifs, le XV de France doit rapidement rentrer dans le rang dès samedi en Ecosse (15h15). Loin d’être une partie de plaisir dans l’enfer de Murrayfield.

Article original publié sur RMC Sport