Clèves : La fiction d'Arte est-elle inspirée d'une histoire vraie ?

© Claire Nicol

Au départ, il y a le roman Clèves, en partie autobiographique, de Marie Darrieussecq, sorti à l’été 2011. L’auteure y évoquait l’éveil à la vie amoureuse et sexuelle d’une jeune fille de 15 ans, dans un Sud-Ouest imaginaire des années 80, en trois parties distinctes : « Les avoir » (les règles), « Le faire » (l’amour) et « Le refaire » (l’amour encore). Pour Rodolphe Tissot, le réalisateur de ce film pour Arte, c’est un choc. Littéraire et personnel. "J’ai été profondément touché par cette écriture, très crue, mais aussi drôle et poétique. J’avais abordé le sujet de l’adolescence dans mes courts-métrages et, depuis longtemps, j’avais envie d’approfondir la question. En lisant Clèves, je me suis dit que c’était exactement le film que je voulais faire". Très vite, l’écrivaine donne son accord et carte blanche au metteur en scène. La Solange des années 80 atterrit dans les années 2000. "Même si la société a changé, je pense que les émotions adolescentes sont toujours les mêmes", confie le réalisateur.

“Elle était lumineuse”

Il lui faut alors trouver sa Solange, celle qui va incarner la lycéenne, objet de tentation. Celle qui va séduire Vittoz, son voisin et baby-sitter quadragénaire, incarné par Vincent Deniard. Ce sera Louisiane Gouveneur, 19 ans. "Elle était lumineuse, capable de jouer sur plusieurs registres, et elle dégageait une confiance qui résonnait avec le désir de Solange de devenir comédienne. Av...

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