La capture de CO₂ atmosphérique reste bien insuffisante

Courrier international

Selon le rapport international The State of Carbon Dioxyde Removal (SCDR) sur l’état de la capture de carbone à travers le monde, chaque année ce ne sont pas moins de deux milliards de tonnes de CO₂ qui sont soustraites à l’atmosphère terrestre. Un chiffre impressionnant “qui ne sera pas suffisant pour satisfaire les objectifs des accords de Paris, qui prévoient de limiter le réchauffement global sous les 2 °C”, souligne la revue scientifique Nature.

“Si nous voulons atteindre les objectifs des accords de Paris, nous nous devons de limiter notre dépendance à la capture de CO₂ atmosphérique et de commencer à réduire nos émissions”, précise Jan Minx, chercheur en climatologie à l’Institut de recherche Mercator à Berlin, qui a contribué à la rédaction du rapport. En effet, la réduction de nos émissions de CO₂ reste pour le moment notre seul salut.

En 2021, les émissions liées aux énergies fossiles étaient, selon l’Agence internationale de l’énergie, de 33 milliards de tonnes. Comparé aux deux milliards captés tous les ans par les méthodes dites “conventionnelles” (boisement, reboisement et gestion des forêts), il est sûr que notre budget carbone à ne pas dépasser avant 2050 pour garder une chance de rester sous les 2 °C de réchauffement, évalué par le Giec entre 400 et 500 milliards de tonnes de CO₂, risque de fondre comme neige au soleil.

Multiplier la capture par 1 300

En matière de capture, les nouvelles technologies font pâle figure et ne séquestrent que 0,1 % des 2 milliards captés, soit 2,3 millions de tonnes par an. “Un chiffre qui pourrait monter à 11,7 millions de tonnes par an d’ici à 2025 si tous les projets en développement se concrétisent”, écrit Nature.

Selon Jan Minx, “il est impératif de développer de manière agressive les technologies de capture de CO₂”. Le SCDR est clair concernant l’objectif à atteindre : “La capture de CO₂ faite par les nouvelles technologies à besoin d’augmenter d’un facteur 1 300 d’ici à 2050 pour limiter le réchauffement sous les 2 °C.”

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